samedi 20 août 2016

Naufrages

Résumé  : 


Isaku n'a que neuf ans lorsque son père part se louer dans un bourg lointain. Devenu chef de famille, le jeune garçon participe alors à l'étrange coutume qui permet à ce petit village isolé entre mer et montagne de survivre à la famine : les nuits de tempête, les habitants allument de grands feux sur la plage, attendant que des navires en difficulté, trompés par la lumière fallacieuse, viennent s'éventrer sur les récifs, offrant à la communauté leurs précieuses cargaisons. Sombre et cruel, ce conte philosophique épouse avec mélancolie le rythme, les odeurs et les couleurs des saisons au fil desquelles Isaku découvre le destin violent échu à ses semblables dans cette contrée reculée d'un lapon primitif.

Mon avis : 

Naufrages est un court récit, un conte qui ne peut qu'émouvoir le lecteur. On y fait la connaissance d'Isaku, un petit garçon de neuf ans dont le père est parti travailler dans un village lointain en échange d'une somme d'argent pour aider sa famille. Isaku est donc avec sa mère chargé de prendre soin de son frère et ses deux petites sœurs. Il part donc chaque matin à la pêche et grandi bien vite, loin de l'innocence de l'enfance.

Il nous fait découvrir son village et ses croyances :
"La mort d'un homme, sur le moment, attristait la famille et le reste du village, mais on croyait au retour des âmes et on se résignait vite. La vie était un don des dieux et des bouddhas, et quand venait la mort, l'âme humaine partait aux confins de la mer, pour ensuite revenir dans le ventre d'une femme afin de revivre dans le corps d'un bébé. La mort n'était pour l'âme qu'une période de profond repos précédant son retour, et les villageois croyaient que se lamenter trop longtemps troublait la paix de l'âme du mort. Dans le cimetière, on dressait les pierres tombales et les stûpas face à la mer pour favoriser le retour des âmes au village."

Mais aussi comment le village survit en espérant qu'un ou plusieurs bateaux viennent s’échouer sur les côtes pour pouvoir récupérer la marchandises.
"La visite des bateaux, en évitant aux villageois de mourir de faim, était l'événement le plus heureux qui pouvait arriver, au même titre qu'une campagne de pêche exceptionnelle ou une bonne récolte de champignons ou autres végétaux dans la montagne, mais ailleurs, pour les gens des autres villages, c'était un crime passible des châtiments les plus extrêmes. Sans ces naufrages, le village aurait disparu depuis longtemps, laissant la place à une côte inhospitalière semée de rochers. Les naufrages avaient permis à leurs ancêtres de survivre sur cette terre, et les villageois se devaient de perpétuer la tradition."
Bref, les temps sont durs mais quand un bateau coule enfin, il apporte un peu d'espoir au village mais ceci ne sera que de courte durée....

J'avais découvert l'auteur avec Un été en vêtements de deuil qui m'avait déjà beaucoup plu et je dois dire que je suis à nouveau conquise par Naufrages. La plume de l'auteur est simple, plein de pudeur et de poésie.

Lu dans le cadre des challenges :
- Club de lecture Vendredilecture d'aout 2016
- Raconte moi l'Asie, v2

Les nuits de Reykjavik

Résumé : 


Erlendur le solitaire vient d'entrer dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques... Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d'un clochard qu'il croisait régulièrement dans ses rondes. On conclut à l'accident et l'affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l'entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville. On découvre ici ce qui va faire l'essence de ce personnage taciturne : son intuition, son obstination à connaître la vérité, sa discrétion tenace pour résister aux pressions contre vents et marées, tout ce qui va séduire le commissaire Marion Briem.

Mon avis :


J'ai posé mes valises en Islande et plus  précisément à Reykjavik, le temps d'une lecture. J'y ai fait la connaissance de Erlendur, un policier attachant qui vient d'entrer dans la policier de proximité et qui patrouille chaque nuit :
"Sentant le sommeil le gagner, il reposa son livre. Il pensait aux nuits de Reykjavik, si étrangement limpides, si étrangement claires, si étrangement sombres et glaciales. nuit après nuit, ils sillonnaient la ville à bord d'une voiture de police et voyaient ce qui était caché aux autres: ils voyaient ceux que la nuit agitait et attirait, ceux qu'elle blessait et terrifiait. Lui-même n'était pas un oiseau nocturne, il lui avait fallu du temps pour consentir à quitter le jour et à entrer dans la nuit, mais maintenant qu'il avait franchi cette frontière, il ne s'en trouvait pas plus mal. C'était plutôt la nuit que la ville lui plaisait. Quand, dans les rues enfin désertes et silencieuses, on n'entendait plus que le vent et le moteur de leur voiture."

En parallèle et dans le dos de sa hiérarchie, il va enquêter sur la mort d'un SDF qu'il connaissait un peu et qui a été retrouvé noyé. Il va vite comprendre que sa mort et lié a une autre disparition. 

J'ai beaucoup apprécié le rythme du récit assez lent et puis Erlendur est un policier charismatique. Solitaire, peu bavard,  mais très attaché à son métier, on prend beaucoup de plaisir à le suivre. J'ai apprécier également le dépaysement, l'Islande est un pays que je rêve de découvrir et Arnaldur Indridason m'a fait voyager.

Bref c'est une belle découverte et une première rencontre avec l'auteur et son célèbre personnage que je vous recommande.

Lu dans le cadre des challenges : 
- ABC policier, thriller
- le tour du monde en huit ans

dimanche 14 août 2016

Fruit défendu, tome 1 : Un Soupçon de Malice

Résumé : 


Marcus Kincaid revient en Angleterre après dix ans d'absence et trouve sa sœur au cœur d'un scandale. Pour résoudre l'affaire, la famille va faire appel à Viviane March, appelée Le Phénix. Cette jeune femme circule en société pour faire taire les rumeurs. Ce que personne ne sait, c'est qu'elle entretient cette réputation de respectabilité pour enterrer une période peu reluisante de sa vie. Mais il semblerait que Marcus, qu'elle n'a jamais oublié, puisse l'aider à se désintéresser de cette époque d'une façon bien plus agréable...

Mon avis : 

Un soupçon de malice est une romance facile à lire mais qui ne me laissera pas un grand souvenir.

On fait la connaissance de Viviane, qui aide les familles fortunées à faire taire les rumeurs et a enterrer les scandales. Elle vient en aide à Marcus Kincaid dont la sœur a été aperçu, discutant avec un homme devant une maison de jeu.  Mais très vite Marcus se sent attirer par Viviane et cette attirance et réciproque. Comme dans toutes les romances, commence alors un jeu de séduction, un espèce de je t'aime moi non plus.....

J'ai quasiment dévorer ce roman d'une traite mais je reste plutôt partagé. Les personnages m'ont laissé de marbre et l'intrigue est assez plate. Dommage car je pense que l’idée de départ pouvait être originale et avoir du potentiel.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC romance

Le manuscrit perdu de Jane Austen

Résumé : 


Samantha McDonough mène la vie sans surprise d’une bibliothécaire sans histoire. Un jour, elle fait une surprenante découverte. Un livre, déniché dans une petite librairie, qui va changer sa vie. Car entre ses pages se cache une lettre vieille de deux cents ans. Une lettre signée par l’une des plus grandes romancières anglaises : Jane Austen. Voilà Samantha lancée sur la piste d’un manuscrit perdu, dans une course contre le temps, qui va la guider tout droit entre les murs d’un manoir magnifique, et entre les bras de son séduisant propriétaire…

Mon avis : 

 J'ai passé un excellent moment avec cette nouvelle Austenerie.
Par contre, autant vous prévenir de suite, le début est absolument épouvantable.... En environ 50 pages, Samantha découvre une lettre manuscrite dans un livre, elle est des la première lecture, sur qu'il s'agit d'une lettre écrite par  Jane Austen, tout comme son partenaire et sa meilleure amie. Elle rencontre Anthony qui vient d'hériter du manoir familiale, le convint que Jane Austen y a séjourné et perdu un manuscrit. Ils se mettent a fouillé et par miracle retrouve presque de suite ce fameux roman. ABSOLUMENT PAS CRÉDIBLE UN SEUL INSTANT !

Heureusement, ils se mettent a lire le manuscrit et là, j'ai adoré. L'auteur, même si ça n’égale en rien Jane Austen, a réussi a écrire un roman dans son roman, qui se rapproche du style austenien. Elle prélève des éléments d’Orgueil et préjugés et des autres grands romans de Jane Austen pour en créer un qui est juste très prenant. Une fois commencé, on veut aller au bout même si des les premières pages, il est très facile de deviner la fin.

Bref, l'histoire de Samantha et Anthony ne m'a pas plus mais ce fameux manuscrit perdu rehausse le niveau de cette romance. L’écriture de Syrie James est jolie et m'a donné envie de lire un autre de ses romans d'autant que j'ai Le Journal secret de Charlotte Brontë dans ma PAL.

Lu dans le cadre des challenges :
- Challenge de l'été 2016
- Challenge ABC romance.

vendredi 12 août 2016

L'Homme qui voulait être heureux


Résumé : 


Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.
Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.
Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.

Mon avis : 

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce livre car je n'avais jamais lu de livres de développement personnel mais je dois dire que je suis conquise. C'est un livre simple et sans prétention, qui se lit très rapidement et qui nous fait réfléchir. L'auteur nous pousse a nous poser des questions et a nous remettre en question.

Sur toile de fond, l'histoire d'un homme en vacances à Bali qui fait la connaissance d'un guérisseur et qui je pense donne de la fluidité au récit. J'entends par là que nous ne tombons jamais dans trop d'explications théoriques concernant la psychologie et le développement personnel. On prend vraiment plaisir a suivre le parcours du narrateur.

C'est ma première rencontre avec l'auteur et il est sur que je retenterai très vite la lecture d'un autre de ses ouvrages.

Lu dans le cadre du challenge :
- Challenge objectif du mois

mercredi 10 août 2016

Meurtres à la pause-déjeuner

Résumé : 


C’est toujours avant le retour des trois cents autres salariés que se termine la pause-déjeuner de Francesca. Cela lui permet d’éviter de rébarbatifs échanges entre collègues. Et aussi de bénéficier en toute quiétude des lavabos. Jusqu’au jour où, brosse à dents à la main, elle aperçoit sous l’indiscrète porte des toilettes deux pieds dans une position peu naturelle. Deux pieds qui appartiennent à son insupportable collègue Marinella, laquelle gît là, une corde autour du cou... Ce n’est que le début d’une longue série de meurtres. Dans ce que les médias surnomment désormais l’Entreprise Homicides il paraît évident que l’assassin rôde toujours. Sermons directoriaux, regards suspicieux, bruits de couloir, mails revendicatifs amènent le syndicat à s’en mêler pour demander une prime de risque. Mais le risque majeur pour Francesca n’est-il pas de mourir étouffée entre une mère qui ne pense qu’à la marier et un papa-poule à l’envahissante sollicitude? Drôle, enlevé et mordant, ce roman, après être devenu un best-seller sur Internet, n’a pas mis longtemps à trouver un éditeur et un producteur de cinéma.

Mon avis : 

J'ai passé un excellent moment avec Meurtres à la pause-déjeuner. Alors oui, le roman n'est pas parfait, oui il y a des petites longueurs mais malgré ça, c'est un excellent roman policier.

Commençons par le scénario, tout ce déroule dans une grande entreprise et franchement c'est très réaliste car de mon coté, j'ai retrouvé des situations du quotidien (les meurtres en moins, cela va de soit). Francesca travaille dans une grande entreprise et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'a rien d'une héroïne classique. Elle s'est fait larguer par son mec, elle vit seule dans son appartement, regarde la série Friends en boucle, et passe tout son temps libre chez ses parents. Pour pimenter son quotidien, elle va découvrir le cadavre de sa collègue dans les toilettes de son lieu de travail. La série de meurtres ne fait que commencer et elle va au final se révéler une bonne enquêtrice.

Bien évidemment le roman est aussi plein d'humour et est assez loufoque. On prend plaisir a tourner les pages et a suivre les aventures de Francesca en tant qu'enquêtrice mais aussi dans sa vie personnelle. C'est une chouette découverte qui change des romans policiers plus classiques.

Lu dans le cadre des challenges :
- Challenge de l’été 2016
- ABC policier, thriller 

- Le tour du monde en 8 ans

samedi 6 août 2016

Un zoo en hiver

Résumé : 


Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas…

Mon avis : 

C'est la première fois que j'ai un avis en demi teinte avec un manga de Jiro Taniguchi. En effet, je l'ai trouvé très long du au manque d'action. On suit au fil des pages, un jeune homme qui souhaite devenir dessinateur de manga. Voila comment résumer ici toute l'action car a part ça, il n'y a rien de plus.

Heureusement les dessins restent eux très beau et relèvent le niveau.

Autre problème également, le personnage principal que j'ai trouvé fade, timide, effacé. Je n'ai pas réussi à l'apprécier.

Bref, c'est une déception mais pour tous les coups de cœur littéraire que Jiro Taniguchi m'a procuré, je ne changerai pas d'avis sur ses œuvres qui restent pour moi imbattable en matière de manga.

Lu dans le cadre du challenge :
- Raconte moi l'Asie, v2

Une enquête du mandarin Tân, tome 1 : Le temple de la grue écarlate

Résumé : 


Lorsqu'il rejoint son poste, aux confins de l'empire vietnamien du XVIIe siècle, le mandarin Tân ne sait pas encore que les familles de notables n'ont qu'une idée en tête : le marier à leurs filles nubiles. Cependant le jeune homme n'a guère le temps de se prêter à ces jeux sociaux, car il se voit bientôt confronté à sa première affaire de magistrat. Une succession de meurtres aussi cruels qu'inexplicables le conduit à s'intéresser de près à un ordre de moines plus férus d'arts martiaux que soucieux de la loi de Bouddha. Aidé de son ami le lettré Dinh, il lui faudra parcourir les montagnes embrumées du Nord et déployer toute son ingéniosité pour mener à bout son enquête, dont la solution au goût amer est un défi à son sens inné de la justice.

Mon avis : 

Avec cette lecture, j'ai posé mes valises au Vietnam.  Nous voici plongé au cœur du XVIIe siècle et l'on fait la connaissance du mandarin Tan chargé de représenter l'empereur dans une contrée lointaine. Il va résoudre ici sa première enquête,  lié au temple de la grue écarlate. Si deux hommes éminemment respectés veulent a tout pris voir ce temple fermé, ce lieu semble aussi lié à des meurtres étranges et violents.

Le mandarin Tan est un personnage attachant et j'ai pris plaisir à faire sa connaissance au fil de ces pages.  Je suis curieuse d'en apprendre davantage sur lui lors de ses prochaines aventures.
Je suis aussi conquise par le dépaysement que procure ce policier historique. La plume de l'auteur y est pour quelque chose : en effet le texte est truffé d'humour et d'expressions rigolotes.

Bref, c'est une chouette découverte et surtout un premier tome très prometteur.

Lu dans le cadre des challenges : 
- tour du monde en 8 ans
- ABC policier, thriller
- Raconte moi l’Asie, v2

mardi 2 août 2016

Providence

Résumé : 

Modeste secrétaire, élevant seule son fils, Marylou est très en retard pour une importante réunion de travail. Coincée dans les embouteillages et le métro, elle finit par piquer un sprint, son lourd dossier sous le bras. Elle tente le tout pour le tout. Parfois la vie tient à une poignée de minutes. Albert Foehn est lui plutôt en avance, il a rendez-vous chez un notaire pour régler sa succession. À soixante-dix-huit ans il ne lui reste que quelques mois à vivre. En une fraction de seconde la vérité sur son existence éclate. Producteur de cinéma influent, père d'un grand fils dont il ne se sent pas proche, Tom veut demander sa main à la capricieuse Libby. Il en est très amoureux. Un stupide accident de vélo va changer la donne. La brillante Prudence, " partner " dans un cabinet de conseil réputé, a dû mal à se faire une place au sommet. La couleur de sa peau entrave son ascension. Mais parfois la vie vous remet les cartes en main. Un chien, un macaron à la violette, un suicide raté, l'explosion d'un immeuble, vont modifier le destin de ces protagonistes et les réunir dans un hôpital. Telle la chute de dominos, la providence, bousculant leur vie, s'amuse à redistribuer le jeu. Croisant le destin de personnages en mal d'amour, à la manière d'un brillant Magnolia, Providence est un roman choral qui pointe les solitudes de notre époque, les lâchetés et les compromissions de la société.

Mon avis : 

Cela fait un petit moment que je veux découvrir un roman de Valérie Tong Cuong et c'est avec plaisir que je me suis plongée dans Providence. Si j'ai beaucoup aimé l'intrigue et la construction du roman, j'ai un peu moins aimé les personnages.

Sous forme de courts chapitres on rencontre divers personnages qui n'ont a priori absolument aucun rapport ou aucun lien les uns les autres. Au départ j'ai même cru qu'il s'agissait d'un recueil de nouvelles totalement indépendantes les unes des autres. Et puis peu a peu les personnages se croisent, se rencontrent... Il y a Malylou qui subit du harcèlement a son travail et se fait humilier par son patron mais qui subit sans rien dire de peur de perdre son emploi et de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de son fils Paulo. Il y a Albert, qui avant de mourir souhaite régler sa succession. Il y a Tom qui est fou amoureux de Libby qui le trompe et enfin Prudence, une avocate qui a du mal a trouver sa place a cause de sa couleur de peau. Bref tout ce petit monde va se rencontrer et donner une jolie histoire.

L’écriture est jolie et le roman est bien construit. Malgré tout, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages et j'ai eu parfois du ;al notamment avec le jeune Paulo que je trouvais au fil des pages vraiment agaçant. Bref c'est un bilan en demi-teinte mais je retenterai vite l'expérience avec un autre roman de l'auteur.

Lu dans le cadre des challenges :
- Challenge de l'été 2016
- ABC 2016

lundi 1 août 2016

Elle s'appelait Tomoji

Résumé : 


Tomoji Uchida a fondé un temple bouddhiste au Japon.
Loin de décrire le quotidien de Tomoji, Jirô Taniguchi a pris le parti de raconter son enfance. De son premier souffle en 1912 jusqu’aux quelques jours qui suivent son mariage avec Fumiako Itô, l’auteur s’arrête sur quelques bribes de ce que fut la jeunesse de cette femme. Née dans une famille unie et aimante, Tomoji fut orpheline de père à l’âge de quatre ans. Peu de temps après, leur mère abandonne le foyer, laissant ainsi ses trois enfants à la garde de leur grand-mère maternelle. L’aïeule les prend en charge sans que jamais elle ne remette en cause leur place à ses côtés. Tomoji grandit entre l’école, les travaux dans les champs et l’aide à apporter au magasin qu’avait créé son père. Les années se succèderont, alternées de petites joies et de peines immenses.

Mon avis : 


Jiro Taniguchi est un auteur de manga que j'aime beaucoup et je suis encore une fois conquise par "Elle s'appelait Tomoji". On plonge ici dans les années 20 et l'on fait la connaissance de Tomoji. C'est toute sa jeunesse qui est relatée au fil des pages : sa naissance, l'arrivée de sa petite sœur, la mort de son père.... jusqu’à son mariage.
Sur fond de biographie, on assiste aussi à quelques évènements historiques comme le séisme de 1923.

Les dessins sont comme toujours sublimes et apportent une touche en plus à ce manga qui brille déjà par son scénario. Le rythme est lent, et au final, il y a très peu d'action mais pourtant on ne s'ennuie pas une minute. On assiste aux évènements de la vie de Tomoji, on découvre sa vie difficile au cœur de la campagne : les décès, les longues marches pour aller à l’école, les taches ménagères a effectuer.....

Tomoji est un personnage attachant et que l'on suit avec plaisir. C'est une femme déterminée, qui malgré les épreuves, s'en sort très bien. Ce manga est une très belle découverte.

Lu dans le cadre du challenge :
- Raconte moi l'Asie, V2