dimanche 24 septembre 2017

Les trois saisons de la rage

Résumé : 

En 1859, le médecin-major Rochambaud, qui suit les armées de Napoléon III dans leurs campagnes d'Italie, écrit au médecin de campagne d'un village normand, le docteur Le Coeur. A travers eux, le soldat Délicieux, ordonnance du premier, et sa famille peuvent communiquer. Ce sont de pauvres paysans illettrés, qui n'ont eu pour seul recours contre la misère, que de « vendre » leur fils, enrôlé à la place de celui de paysans prospères. Mais Délicieux se révèle, à la déception de son mentor, plus retors qu'il n y paraît...
Suit le journal du médecin Jean-Baptiste Le Coeur, un veuf, père de trois enfants adultes. Ce praticien que l'on croit humaniste et vertueux y avoue ses troubles sexuels, des relations érotiques nombreuses et un tempérament de feu. Et il en faut pour accomplir ses tâches quotidiennes ! Plus de trente patients par jour dont il connaît secrets de famille, adultères, misères sociales et maladies et qu'avec le curé et le sorcier, il tente de soigner.
Il y a dans ce roman mille romans, autant d'expériences où la naïveté, le cynisme, la brutalité, l'avidité, l'égoïsme et le sexe sont la source des conduites des personnages. Une comédie humaine prend vie, tourbillon de destins où paysans et châtelains partagent une même avidité de vivre.

Mon avis : 

Voila un bon bout de temps que ce roman est dans ma PAL et c'est avec un challenge que je ne suis décidée à l'en sortir. Je ne suis pas totalement conquise mais mon bilan n'est pas complètement négatif.

La forme est un peu complexe et il m'a été difficile de m'y retrouver. On a d'abord un échange de lettres entre plusieurs personnages puis vient ensuite le journal intime d'un médecin de campagne qui retourne en arrière dans la passé. Heureusement l'écriture de l'auteur est belle et on se prend finalement au jeu. Le médecin brosse également un portrait de la médecine de XIXe siècle et l'on ne peut qu'être ravie d'être nés a notre époque. Saignées, peu d'hygiène, pas d'anesthésiant.... bref on se dit que la médecine a beaucoup évoluée. 

Ce personnage qui nous livre ses pensées est attachant et j'ai pris plaisir a le suivre. On se rend compte que son métier est épuisant et que mémé s'il voit un montagne de patient chaque jour, il est bien seul dans la vie. Heureusement, il a quelques maîtresses pour se consoler. 

Bref, c'est une bonne découverte a déguster par petites touches. Il faut bien prendre son temps, pour vraiment apprécier le récit. Pour terminer, je dirais que la fin m'a surprise, elle arrive rapidement, et de manière brutale. Je ne m'y attendais pas, mais je n'en dis pas plus et je vous laisse découvrir le roman et vous en faire une idée.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Challenge de l'été 2017
- Challenge Le temps à l'envers (2017/1900)

samedi 9 septembre 2017

Le fait du prince

Résumé : 

Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate.

Mon avis :

Encore une fois Amélie Nothomb m'a conquise avec un de ses romans. Le fait du prince est un court roman que j'ai dévoré d'une traite. On fait la rencontre d'un homme qui lors d'une soirée à une étrange conversation. Que faire si un homme inconnu meurt chez vous ? Improbable pas tant que ça car le lendemain, cette situation va se produire au domicile de notre narrateur. 
"- Vous n'êtes pas innocent. Quelqu'un est mort chez vous.
- Il faut bien mourir quelque part.
- Chez vous, pas au cinéma, pas à la banque, pas dans son lit. Ce quidam a attendu d'être chez vous pour passer l'arme à gauche. Le hasard n'existe pas. S'il est mort à votre domicile, vous y êtes forcément pour quelque chose.
- Mais non. Cette personne peut avoir éprouvé une émotion violente à laquelle vous êtes étranger.
- Elle a eu le mauvais goût de l'éprouver dans votre appartement. Allez expliquer cela à la police.
"

Comme toujours c'est bien écrit, plein d'humour et le roman se dévore. L'intrigue est prenante, le roman bien mené et l'on passe un excellent moment "La villa n'a pas de fenêtres, mais des baies vitrées. J'en déteste la fonction. La fenêtre sert aux habitants d'une maison à voir l'extérieur, tandis que la baie vitrée sert aux habitants d'une villa à être vus de l'extérieur. La preuve, c'est que la baie vitrée va jusqu'à terre : or les pieds ne regardent pas. Cela permet de montrer aux voisins qu'on porte de belles chaussures, même quand on reste chez soi.

 Lu dans le cadre des challenges  :
- Challenge de l'été 2017
- Objectif du mois

mardi 5 septembre 2017

Les sorcières de North Hampton, tome 1

Résumé : 

Joanna Beauchamp et ses filles Ingrid et Freya vivent à North Hampton, à la pointe de l’île de Long Island. La ville, belle et brumeuse, semble comme figée dans le temps, et les trois femmes y mènent une vie en apparence paisible.
En réalité elles sont de puissantes sorcières. Joanna peut ressusciter les morts et guérir les blessures graves. Ingrid, passionnée de livres, prédit le futur et tisse des fils qui résolvent les problèmes d’infertilité et d’infidélité. Enfin Freya, la fille rebelle, possède les charmes et potions capables de guérir les peines de cœur.
Mais depuis des centaines d’années, les trois femmes n’ont pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs. Jusqu’au jour où Freya, partagée entre deux frères séduisants, et prise dans un dangereux jeu de désir, met son secret en péril. Ingrid et Joanna connaissent le même dilemme, et les femmes de la famille Beauchamp comprennent qu’elles ne peuvent plus dissimuler leur nature profonde. Elles récupèrent leur baguette magique au grenier, nettoient leur balais et commencent à lancer des sorts sur les gens de la ville. Au départ plutôt des petits sorts simples et bienveillants. Mais des attaques violentes troublent bientôt North Hampton, et quand une jeune fille disparaît le week-end du 4 juillet, Joanna, Ingrid et Freya décident de découvrir qui et quelles forces maléfiques œuvrent contre elles.

Mon avis : 

Voilà un moment que je voulais découvrir cette saga. Je ne suis pas trop littérature fantastique mais j'aime les histoires de sorcières. De plus, cette trilogie a été adapté en série TV et avant de la visionner, je préfère toujours lire le livre.  Alors ici, pas de coup de cœur mais j'ai passé un bon moment en compagnie de Joanna et de ses deux filles Freya et Ingrid.

Nos trois héroïnes sont des sorcières qui n'ont plus le droit d'exercer la magie. Mais par un concours de circonstance, elles vont être amenés a s'y remettre pour aider leur entourage. Mais très vite, elles vont découvrir qu'une menace plane sur la ville et elles vont tout faire pour sauver le monde.

Ce n'est pas la trilogie du siècle mais j'ai passé un bon moment. Le roman se lit très vite et le suspense est présent. Mon petit bémol irait pour l'écriture : c'est la première fois que je lis Melissa de la Cruz et je suis un peu déçue quand a son style. La fin est malgré tout prometteuse et je pense que je lirai la suite.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Le temps à l'envers (2017/1900)
- Challenge de l'été 2017

La fille du roi araignée

Résumé : 

À dix-sept ans, Abike Johnson, la fille d'un richissime magnat de Lagos, a l'habitude de se laisser porter par l'immense Mercedes noire de son père dans les rues de la ville. Un jour, alors que la voiture est assaillie par des vendeurs à la sauvette, le regard d'Abike croise celui d'un colporteur : jeune, beau, élégant sous ses haillons, il détonne dans la foule. Lui vit dans un quartier mal famé. Tous les jours, il parcourt des kilomètres en vendant des glaces pour subvenir aux besoins de sa soeur et de sa mère. Abike découvre un univers inconnu qui la fascine et invite à son tour le jeune homme dans son monde. Mais le coup de foudre initial se transforme bientôt en un jeu de séduction mortel, entre amour et haine, tandis que des secrets de famille les obligent à choisir leur camp...

Mon avis : 

J'ai posé mes valises au Nigéria pour y faire la connaissance d' Abike, jeune fille riche et d'un jeune homme colporteur. Malgré leur différence de classe sociale, ces deux-là font flirtait en tout innocence au début mais rapidement, les secrets de famille qui entoure Abike vont refaire surface.
Rien que pour le dépaysement, ce roman vaut le détour. J'ai adoré cette ambiance africaine, découvrir les us et coutumes et la manière de vivre. "Le soulagement de profiter de la bise du soir a vite cédé la place à la déprime quand je me suis rappelé dans quel quartier je me rendais. Même les ordures n'ont qu'une idée : se tailler."

Le personnage du colporteur m'a beaucoup plu et on s'attache forcement à lui. Pour Abike, c'est différent. Au départ, elle m'a beaucoup agacé mais au final, on éprouve forcement un peu de pitié pour elle. Grandir dans une famille comme la sienne ne doit pas être facile. 

J'ai aimé l'écriture de l'auteur ainsi que la construction du roman qui alterne les points de vue de nos deux personnages. J'espère que l'auteur ne s'arrêtera pas la et nous offrira d'autres romans comme celui-ci.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Le temps à l'envers (2017/1900)
- Challenge de l'été 2017

Le pensionnat des jeunes filles sages

Résumé : 

Années trente, Caroline du Nord. À la suite d'une tragédie familiale dans laquelle elle a joué un rôle mystérieux, la jeune Thea est accompagnée par son père dans un internat pour jeunes filles de la haute société sudiste. Là, on inculque une éducation très stricte aux futures épouses, et on remet dans le droit chemin les âmes égarées. Le seul moment de plaisir, ce sont les leçons d'équitation. Thea va devoir se plier à ces nouvelles règles. L'internat est tenu par un couple sévère, qui connaît les véritables raisons de la présence de Thea. Si Mme Holmes juge et condamne, M. Holmes se montre bien plus compréhensif avec la ravissante Thea. Rebelle, brave jusqu'à l'inconscience, et surtout avide de croquer la vie à pleines dents, Thea prend tous les risques, balaie les conventions, bouscule les préjugés. Et depuis la nuit des temps, une telle arrogance se paie au prix fort...

Mon avis : 

Le pensionnat des jeunes filles sages était dans ma PAL depuis une éternité et je suis vraiment ravie de l'avoir enfin lu car j'ai passé un excellent moment. C'est une lecture idéale pour les vacances d'été. 

Nous sommes transporté au cœur des années 30, au début de la crise économique. "Le pays était alors plongé dans la Grande Dépression, mais ma famille n'avait pas souffert de la crise. Mon père était médecin et les gens étaient toujours prêts à payer pour se soigner."
Théa est envoyé dans un pensionnat de jeune fille après un drame familiale. Au fil des pages, on en apprends davantage sur ce qui c'est joué entre elle, son frère jumeau et son cousin. Mais entre temps, elle nous raconte sa vie quotidienne au sein du pensionnat : les cours théoriques, le matin et les leçons d'équitation l'après-midi. On découvre ici, un lot de jeune fille toutes bien différentes mais qui n'aspire qu'a un futur commun : "Car nous finirions toutes par nous marier – pas avant nos dix-huit ans, fallait-il espérer, mais tout de même avant de fêter nos vingt-et-un ans. Je crois toutefois qu’aucune d’entre nous ne liait mariage et passion. nous avions eu l’exemple de nos parents, de nos tantes et oncles, de nos sœurs avec leur mari. Nous n’étions pas idiotes. Nous comprenions que le désir était une chose dangereuse, à manipuler avec précaution – comme une mère le fait d’un flacon de parfum ancien, précieux, qu’elle transmettra à son aînée le jour de ses seize ans."

Ce n'est pas de la grande litterature mais pourtant Théa est attachante et le roman bien construit, ce qui fait que l'on prend plaisir a la lecture. Le suspense est également au rendez-vous et l'on n'a qu'une envie : découvrir ce que cache la famille de Théa. "Peut-être ma mère m'avait-elle envoyée ici en partie parce qu'elle était en colère contre elle-même de n'avoir rien vu de ce qui se passait sous son propre toit."Mon seul bémol serait la fin du roman que j'ai trouvé un peu bâclé et bien trop rapide....

Lu dans le cadre des challenges : 
- Le temps à l'envers (2017/1900)
- Challenge de l'été 2017

On ne voyait que le bonheur

Résumé :

« Une vie, et j'étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros. Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l'appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu'on fait, l'envie de changer le monde. Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser. Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant. Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies. Combien valurent les nôtres ? » À force d'estimer, d'indemniser la vie des autres, un assureur va s'intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s'affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l'adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.

Mon avis : 

J'aime beaucoup Grégoire Delacourt et je me suis régalée avec La liste de mes envies ou encore La première chose qu'on regarde. Ici avec On ne voyait que le bonheur, je suis plus mitigée.  Dans ces précédents romans l'auteur abordait la misère et la détresse des gens avec beaucoup d'humour mais ici le roman est lourd et pesant. "Je me suis dit que le bonheur on ne le sait qu'après; on ne sait jamais qu'on est en train de le vivre, contrairement à la douleur."

On fait la connaissance, d'un homme, un monsieur tout le monde, expert en assurance, père de famille. Tout va bien pour lui jusqu'au jour ou il perd son job, sa femme le quitte et il se retrouve seul avec ses deux enfants. "Le bonheur est une telle ivresse, une telle violence qu'il emporte tout. Les pudeurs. Les peurs. Il peut être si douloureux, il peut faire vaciller, anéantir. Exactement comme le malheur. Mais on ne le dit jamais de crainte que le monde se méfie du bonheur. Parce que alors tout s'écroulerait." Il va commettre un geste inexplicable qui va le pousser a changer radicalement de vie. 

Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher l'intrigue qui, malgré la noirceur de l’écriture, est vraiment a la hauteur. Il faut souligner aussi que le roman est habillement construit en trois partie bien distincte qui apporte beaucoup a l'intrigue, surtout la dernier dont la narratrice est la fille de notre héros. "Comprendre, c'est faire un pas de géant vers l'autre. C'est le début du pardon."

Encore une fois c'est un livre de Grégoire Delacourt qui m'a conquise. Peut-être un peu moins que les précédents mais j'ai malgré tout passer un bon moment.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Le temps à l'envers (2017/1900) 
- Challenge de l'été 2017


dimanche 20 août 2017

Petits secrets, grands mensonges

Résumé : 

Jane, mère célibataire, vient d’emménager à Sydney avec son petit garçon et un secret qui est le sien depuis cinq ans. Le jour de la rentrée scolaire, elle rencontre Madeline, un personnage haut en couleur avec lequel il faut compter – elle se souvient de tout et ne pardonne jamais – et Céleste, une femme à la beauté époustouflante mais qui, paradoxalement, est toujours mal à l’aise. Elles prennent toutes deux Jane sous leur aile, en faisant attention de dissimuler leurs propres secrets. Cependant, quand un simple incident impliquant les enfants de chacune des trois femmes survient à l’école, les choses s’enveniment : les commérages vont bon train, les rumeurs empoisonnées se propagent jusqu’au point où il est impossible de démêler le vrai du faux.

Mon avis : 

Petits secrets, grands mensonges est ma première rencontre avec Liane Moriarty. J'ai pourtant Le secret du mari dans ma PAL depuis un petit moment mais je n'ai pas encore trouvé l'occasion de l'en sortir. Et puis c'est Petits secrets, grands mensonges, que j'avais envie de lire en premier, car je voulais voir son adaptation en parallèle de ma lecture.

Il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer et rentrer vraiment dans l'histoire. On a affaire a trois femmes vraiment particulières avec lesquelles il est difficile de s'identifier. "Tout le monde rêvait d'être riche et beau, mais ceux qui l'étaient réellement se devaient de faire comme s'ils n'avaient rien de plus que les autres. Quel drôle de monde que le nôtre !"
La construction du roman est elle aussi bien singulière, puisque chaque chapitre se termine par un interrogatoire de police de personnes qui ont côtoyaient nos trois héroïnes. On sait donc dès le départ qu'un crime a eu lieu mais on ne sait pas quand, ou, qui et par qui. "Inspecteur Adrian Quilam : A ce stade, nous n'avons procédé à aucune arrestation mais ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes convaincus d'avoir déjà interrogé la ou les personnes impliquées.
Stu : Je crois que personne n'a la moindre idée de qui a fait quoi. Pas même la police.
"
Chaque chapitre alterne également le point de fou de nos trois personnages, il faut donc doucement se familiariser avec elles pour bien comprendre la suite.

Si il est difficile de rentrer dans le roman, un fois fait, il est impossible de le relâcher tant on est captivé. Le suspense monte progressivement et l'on commence a soupçonner tout le monde. Jane arrive dans une petite ville avec son fils et se lit d'amitié avec Céleste et Madeline. On se rend vite compte que derrière les apparences de familles unies se cachent bien des secrets. Toutes les trois vont très vite avoir des mobiles de meurtres. La tension monte d'un cran quand le fils de Jane est accusé par de maltraitance sur une petite fille de son école. Très vite nos mamans s'en mêle et tous les adultes commencent à régler leurs comptes. "Il parait que c'est mieux de pardonner, mais je ne sais pas, je l'aime bien, moi, ma rancœur. J'en prend soin comme d'une plante."

J'ai été conquise par le roman et son adaptation a la télé est également une réussite. Il faut dire qu'avec un tel casting, ça ne pouvait qu'être bien : Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley. 

Reese Witherspoon remporte pour moi le meilleur rôle, je l'ai trouvé excellente. Chapeau, malgré tout à Nicole Kidman, qui avait sans doute le rôle le plus difficile à jouer.

En plus du roman, la série vaut le détour à cause des paysages magnifiques de Californie !

J'ai été conquise aussi bien par le livre que la série et je pense que Le secret du mari, ne devrait pas rester très longtemps dans ma PAL.

Lu dans le cadre du challenge :
- Challenge de l'été

Vague à l'âme au Botswana

Résumé :

Mma Ramotswe, unique femme détective du Botswana, a du souci à se faire. Les finances de l'Agence n°1 des Dames Détectives et le moral de son fiancé, Mr J. L. B. Matekoni, sont au plus bas. Sans compter cette enquête pour le moins délicate qu'elle doit mener loin de Gaborone dans la famille d'un membre du gouvernement ! Heureusement, la très efficace Mma Makutsi, secrétaire émérite de l'Agence et assistante détective, prend les choses en main. Promue directrice par intérim du garage de Mr J. L. B. Matekoni, elle remet tout en ordre, dirige les apprentis à la baguette et trouve encore le temps de faire son travail de détective dans le milieu trouble et superficiel des concours de beauté. Au Botswana, lorsque les femmes s'en mêlent, tout finit par s'arranger !

Mon avis : 

Quel bonheur de retrouver Mma Ramotswe et ses enquêtes dans ce troisième tome de la saga. Ici les enquêtes arrivent que tardivement et ce roman est plus accès sur le couple Mma Ramotswe et Mr J. L. B. Matekoni. Malgré ça, j'ai dévoré ce tome d'une traite lors d'un voyage en train.

Le couple de fiancés fait faite a des difficultés avant leur mariage : Mma Ramotswe, se rend compte que son agence n'est pas assez rentable et envisage de s'installer dans les locaux du garage de son futur mari, tandis que Mr J. L. B. Matekoni, souffre de dépression et délaisse son garage. Heureusement Mma Makutsi, va prendre le taureau par les cornes et faire tourner les deux entreprises avec brio. 

Coté enquêtes, je les ai beaucoup aimé même si elles assez simples et ont été un peu vite résolues. Mma Ramotswe est chargé par un homme d'Etat d'enquêter dans sa famille car il soupçonne sa belle-sœur de vouloir empoisonné son frère, tandis que Mma Makutsi, va devoir s'assurer que les quatre finalistes d'un concours de beauté sont irréprochables.
""Bon, les hommes du Botswana aiment les jolies femmes. Ils ne cessent de les regarder même lorsqu'ils prennent de l'âge, et de se dire : "Cette femme est belle", ou"Celle ci est plus jolie que celle-là", etc.
- Ils font la même chose avec le bétail, fit remarquer Mma Makutsi. Ils disent: "Cette vache-là est bonne" et "Celle-ci est moins bonne."Le bétail. Les femmes . C'est la même chose pour les hommes.
Mr. Pulani lui jeta un regard en biais.
- Peut être, admit-il. C'est une façon de voir les choses. Peut être."

L'écriture de l'auteur est toujours aussi belle, le roman est truffé d'humour et surtout, comme avec les deux tomes précédents, nous avons juste envie de prendre un billet d'avion pour le Botswana. 
"C'était bien d'être africain. certes, il se passait des choses terribles sur ce continent, des choses qui amenaient la honte et le désespoir lorsqu'on les méditait, mais elles n'étaient pas tout. Aussi profondes fussent les souffrances des peuples de l'Afrique, aussi déchirants la cruauté et le chaos apportés par les soldats - de petits garçons auxquels on avait confié des armes, en vérité -, il restait en Afrique d'innombrables sujets de fierté. La bonté humaine, par exemple. Et l'aptitude au sourire. Et l'art et la musique." 

Lu dans le cadre du challenge :
- Challenge de l'été

vendredi 18 août 2017

Des couples

Résumé :

Voici, réédité pour la première fois, le premier recueil de nouvelles de Maurice Leblanc, publié en 1890.
Le jeune écrivain, qui ignorait qu´il deviendrait quinze plus tard le créateur d´Arsène Lupin, s´y montre un disciple de Maupassant particulièrement inspiré, souvent digne de son maître.
On trouvera dans ces textes cinglants un tableau particulièrement vivant de Rouen et du pays de Caux à la fin du XIXe siècle, brossé d´une plume à la fois simple, claire et ironique.
Recueil de sept nouvelles :
- La Fortune de Monsieur Fouque
- Mon amie, Madame Rollet
- Les Époux Dumouchel
- Un amour
- Le Fils aux Duramé
- Roméo et Juliette
- Le Devoir

Mon avis :

C'est la première fois que je lis Maurice Leblanc et je suis conquise. Son écriture n'a pas pris une ride et j'ai dévoré ce recueil de sept nouvelles.

Le recueil s'ouvre sur La Fortune de Monsieur Fouque, ou ce dernier reçoit une lettre anonyme qui lui indique que sa femme à une liaison : "En arrivant à son bureau, M. Fouque aperçut sur la table une lettre à son adresse. Il déchira l’enveloppe et lut :
« Monsieur,
Je vous préviens que votre femme a rendez-vous, chaque mercredi, à trois heures, au carrefour des Ormes, dans la cabane d’un bûcheron. Son complice est un de vos amis, un de vos collègues de cercle. »"
Cette nouvelle ressemble beaucoup a une nouvelle de Maupassant dans le style. Notre couple Fouque est vraiment très drôle.

Ensuite Mon amie, Madame Rollet, nous raconte l'histoire d'un homme qui rencontre une femme :
"Or, un vendredi, cinq ans après la mort de sa femme, des amis de Rouen le retinrent à dîner. Le repas fut très gai, le champagne coula, puis l’on se munit de cigares et l’on alla passer la soirée aux Folies-Bergère…
Il se laissa présenter à une grande blonde, qui s’étalait au fond d’une loge. Celle-là lui plaisait, il n’eut su dire pourquoi, comme vous plaisent certaines femmes ni belles ni laides, chez qui l’on ne remarque rien de particulièrement séduisant, et qui, néanmoins, par quelque sortilège, impuissant sur d’autres, vous attirent et vous gardent une heure, une nuit, des années, la vie entière parfois, sans qu’on puisse s’expliquer la nature de leur charme.
"
Les apparences sont trompeuses et l'on passe un très bon moment.

Les Époux Dumouchel est une nouvelle assez difficile tant notre couple est détestable... On fait la rencontre d'un couple qui n'arrive pas a avoir d'enfant. Après plusieurs prières, leur vœux est exaucé. Seulement, le couple n'est pas prêt a un tel changement de vie. C'est une nouvelle fois une histoire très réussite mais difficile de s'attacher aux protagonistes.
 
Un amour est la nouvelle que j'ai le moins aimé. Elle nous raconte l'histoire d'une femme qui s'ennuie avec son mari. C'est une nouvelle assez basique et qui peine un peu à démarrer. C'est sans doute la moins réussite du recueil.
 
Dans Le Fils aux Duramé, nous faisons la connaissance d'un couple qui vient d'avoir un enfant. Quand un homme arrive chez eux et leur fait une curieuse proposition :
"L’homme s’expliqua rapidement, à phrases courtes et nettes :
- Soyez brefs, je n’ai que peu de temps. J’ai su que vous étiez pauvres, jeunes, bien portants, travailleurs. C’est pourquoi je m’adresse à vous. Vous avez un enfant, voulez-vous du mien ? Voici les conditions : tous les trimestres, à partir d’aujourd’hui, vous irez à Fécamp toucher trois cents francs chez le notaire, Maître Loisel
."
Après lecture, je ne sais toujours pas si j'éprouve de la pitié pour ce couple ou de la colère pour leur réaction.

Roméo et Juliette, c'est une des nouvelles que j'ai préféré. Un acteur avoue ici avoir été condamné a 6 mois de prison. Il revient donc sur sa carrière d'acteur et nous raconte comment il en est arrivé la. "Pensez-vous quelquefois aux sensations que doit éprouver un homme, sur la scène, quand il tient entre ses bras une créature jeune, fraîche, souvent à moitié nue ? Assurément, l’habitude, l’idée qu’on nous observe, et surtout la préoccupation de bien jouer nous rendent d’ordinaire impassibles, mais il est des jours où certains d’entre nous, des passionnés, des nerveux, frissonnent au contact de ce corps s’attachant à leur corps, à la vue de ces lèvres se tendant vers leurs lèvres ?"

Enfin Le devoir ou un homme et une femme se retrouve bien des années après avoir vécu une courte histoire d'amour. "Chabreuil attendait au coin d’une avenue. Lucienne le rejoignait, essoufflée, un battement au cœur. Et ils allaient vers le bois dont les feuilles commençaient à joncher la mousse des sentiers. Ils marchaient à petits pas, appuyés l’un sur l’autre. Sur chaque banc, ils se reposaient. Puis ils continuaient leur route, évoquant le passé, reconstruisant sans trêve ni lassitude l’histoire minutieuse de leurs deux mois d’amour…"

En bref, c'est un excellent recueil de nouvelles, qui sont toutes très bien écrites.  C'est une très belle découverte et je suis ravie de cette lecture.

Lu dans le cadre du challenge de l'été 2017

mercredi 16 août 2017

La communauté du sud, tome 01 : Quand le danger rôde

Résumé :

Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du me siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

Mon avis : 

Je n'aime pas dire du mal d'un roman mais la vraiment, c'est mauvais ! Heureusement le livre est court et j'ai péniblement atteint la dernière page !

On fait la connaissance de Sookie qui tombe amoureuse d'un vampire. Autour d'eux une série de meurtres sont commis et la population accuse les vampires d'en êtres responsables. Le scénario pourrait être passable mais l’héroïne est agaçante et horripilante et son vampire est on ne peut plus caricatural. L’écriture et le style ne sont pas très recherché. Heureusement l'intrigue relève un peu le niveau mais la encore, je m'attendais a une superbe fin mais tout est retombé comme un soufflet.....

J'ai essayé de regarder le premier épisode de la série mais je me suis arrêtée a la moitié tant j'ai détesté. Bref, je ne pense pas être le public visé pour ce genre de roman. Je suis contente de m'en être fait une idée mais je ne retenterai pas l'expérience.

Lu dans le cadre des challenges :
- challenge de l'été
- challenge Objectif du mois