lundi 27 mars 2017

Petits meurtres entre voisins

Résumé : 

Karen et Michel ne regrettent pas d'avoir quitté la capitale pour le petit village où ils viennent de s'installer. En plus d'un rythme de vie apaisé, ils ont trouvé un cercle social des plus grisants : un groupe d'urbains convertis aux bienfaits de la campagne qui partagent comme eux le goût de la bonne chère, des boissons et de l'argent. Ensemble, ils fondent un club et passent leur vie les uns chez les autres.
Subrepticement, pourtant, l'équilibre vacille. Un violent incendie éclate en pleine nuit chez un des couples, tuant le mari. Autour de cette mort brutale, les jalousies et les rancœurs commencent à affleurer : adultère, soupçons de malversations. Et lorsque, quelques jours plus tard, un autre membre se défenestre depuis une chambre d'hôtel, le doute s'installe pour de bon. Puis la peur. Puis l'angoisse : un assassin se cache-t-il parmi eux ?..

Mon avis : 

Petits meurtres entre voisins est un thriller efficace que j'ai beaucoup aimé. Je découvrais la plume de Saskia Noort pour la première fois et je suis conquise.

Ici, pas de sang, de descriptions morbides mais un suspense qui monte au fils des pages. On fait la connaissance de Karen et Michel, un couple qui a décidé de quitter la ville pour s'installer à la campagne. Ils se font vite des amis et mènent une vie tranquille. Jusqu'au jour où un incendie ravage une des maisons du quartier et cause la mort d'un homme. Très vite les tensions, secrets et autres rancœurs vont faire surface.

C'est un roman habillement construit, comme toujours j'ai soupçonné tous les personnages sauf le bon et bien évident, la fin m'a totalement surprise. Le suspense omniprésent, fait que l'on tourne les pages à grande vitesse et il est difficile de le lâcher une fois commencer. C'est donc une belle découverte et j'ai hâte de découvrir d'autres romans de l'auteur.

samedi 25 mars 2017

Revue Page des libraires - Hiver 2017 - numéro 182

Mon avis : 

Pour commencer cette critique, je tiens à remercier chaleureusement le site livraddict pour leur partenariat et leur confiance et bien sûr toute l'équipe de la revue Page des libraires pour leur envoi.


Depuis que j'ai quitté la France pour m'installer en Irlande, j'ai peux l'occasion de lire des magazines et j'ai été ravie de le découvrir dans ma boîte aux lettres très rapidement après ma sélection par Livraddict.

Pour être honnête avec vous, je ne connaissais absolument pas ce magazine avant les partenariats et je dois dire que l'idée de donner la parole aux libraires est vraiment excellente. Cela prouve également que le métier de libraire a encore de beaux jours devant lui, a l'heure du numérique et des plate formes de vente en ligne comme Amazon. Et puis surtout qui de mieux qu'un libraire pour délivrer de bons conseils lecture.

Commençons donc par ma toute première impression à la réception de la revue : l'esthétique du magazine : Une jolie couverture en papier glacé et surtout toutes les pages imprimées sur du papier épais et de qualité. Cette revue est un petit bijou pour les yeux, agréable au toucher et qui réserve pas mal de surprises. Mais n'allons pas trop vite et restons sur la présentation, un petit peu. Tout le magazine est vraiment très aéré. On peut choisir de tout lire ou de s'arrêter uniquement sur certains articles qui sont facilement repérable. La police choisie est agréable pour l’œil et rend la lecture facile.
Il y a peu de publicité ou uniquement des petits encarts a la droite de certaines pages. J'ai envie de dire un grand OUF car c'est quelque chose que je déteste. Je sais que c'est ce qui fait marcher un magazine, mais j'ai horreur d'avoir des pages et des pages entières de publicités qui viennent polluer la lecture. Ici elles ont le mérite d'être très bien choisie car j'ai repéré quelques livres qui ont suscité mon intérêt.

Parlons contenu maintenant. La littérature française a une place importante (de la page 22 à 49) mais pas uniquement car la littérature étrangère est également présente (pages 54 à 79). J'ai apprécié cela car il faut l'avouer la France est, quand même, bien chauvine et a parfois du mal a se tourner vers la culture étrangère. J'ai aimé aussi retrouvé des pages littérature jeunesse (pages 116 à 141), quoi de mieux que de transmettre son amour de la lecture à ses enfants. Enfin, pour les petits budgets, on retrouve une rubrique poche (pages 88 à 101).
La revue ne se contente pas de faire de beaux articles sur les mêmes auteurs qui chaque année publient un roman, puisque l'on retrouve une rubrique qui concerne les premiers romans (pages 50 à 53). Enfin les amateurs de polars seront ravie de retrouver des conseils lecture (entre les pages 80 et 88). Bref, chaque lecture y trouvera forcement sont bonheurs.
Il y a aussi des articles d'actualité : sur Tintin en couverture a l'occasion d'une réédition mais aussi sur la politique, (pages 107 par exemple), qui tombe à pic en cette période électorale.
Pour compléter les articles, il est possible de se connecter au site internet (http://www.pagedeslibraires.fr/) ou l'on retrouve certains articles, des extraits de romans et des "exclus web".

Pour terminer cette critique, je ne peux que vous recommander d'acheter cette revue. Les 12€ m'avait semblé un peu élevé à la réception mais au final, de par la qualité du magazine et de son contenu, j'ai revu mon jugement. Nos libraires sont vraiment d'excellents conseils et j'ai aujourd'hui une longue liste de lectures que j'ai envie de découvrir.

lundi 20 mars 2017

Une dose d'adrenaline

Résumé :

« Jamais je n’aurais pensé que ce soir-là mon passé me rattraperait, qu’il m’ôterait la vie. »
À Dublin, après sa journée de travail, Emmy sort. Alors qu’elle et Aaron devaient se retrouver le lendemain et se lancer un nouveau défi comme le veut leur amour, personne ne sait où elle se trouve.
Le jeu est-il allé trop loin ?
En charge de l’enquête, l’officier Ermingh qui brigue une promotion est-il le mieux placé pour la résoudre ou trop impliqué dans celle-ci ?
Dans une période où l’Irlande est en proie au chômage et réserve un avenir des plus moroses aux jeunes, envolez-vous pour la Green Erin, au cœur de Dublin et de sa côte et vivez l’histoire « adrénalinée » d’Emmy et Aaron.
Si la vie n’était qu’un jeu, jusqu’où iriez-vous ?

Mon avis :

Tout d'abord, je tiens encore une fois à remercier Thomas Lejeune pour sa confiance et l'envoi de son roman en échange de ma modeste critique. Il y a quelques mois, j'avais critiqué "Renversant : rang vert sang", un autre de ses écrits que j'avais beaucoup aimé et j'étais impatiente de découvrir un autre roman d'autant que le résumé d'Une dose d'adrénaline est plutôt tentant.

Avant de parler de l'intrigue, j'ai retrouvé avec plaisir l'Irlande comme dans le précédent roman. C'est toujours agréable de lire un roman qui se passe dans mon pays d'adoption et de voir à tel point le pays, ses us et coutumes, se traditions y sont très bien décrites.

L'intrigue maintenant est très originale et habilement menée. J'ai malgré tout eu un peu de mal a rentrer dans l'histoire pendant la première partie. Je me suis, en fait, plongée dans le roman, un soir au lit et le lendemain, j'ai lu le résumé et j'avais vraiment l'impression de lire un autre roman. Et puis à la fin de la première partie, les pièces du puzzle s’emboîtent enfin pour laisser place au suspense et à la traque d'Emmy. Côté personnage, j'ai vraiment beaucoup aimé Aaron que j'ai trouvé attachant et persévérant dans sa traque pour retrouver sa petite-amie. 

Contrairement à "Renversant : rang vert sang", ce roman est beaucoup plus sombre : on a affaire a un flic qui étouffe des affaires pour son avancé personnelle, à un prêtre qui se livre a des attouchements sur des enfants (il faut dire que ce genre d'histoire a fait couler et continue de faire couler beaucoup d'encre ici en Irlande). Le roman est parfois dérangeant mais reste très prenant et il est difficile de le lâcher une fois commencé. Encore une fois, je suis conquise et je vous recommande vivement ce roman.

Cet été-là

Résumé : 

Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été au lac Awago où leurs familles louent des cottages. Cet été là, elles ont 13 ans et 11 ans et demi, passent leurs journées à se baigner, à faire des barbecues en famille et regardent des films d’horreur en cachette. Mais surtout, elles partagent les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Une étroite différence d’âge, suffisante à cet étape charnière pour que leurs préoccupations diffèrent : Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, Windy aime encore jouer. Chacune d’elle se débat en parallèle avec ses problématiques familiales. Une plongée toujours fine et juste dans l’adolescence.

Mon avis : 

J'avais entendu parlé de ce roman graphique à sa sortie et puis il m'est sorti de la tête jusqu'à ce week-end ou je l'ai déniché chez emmaus. J'étais impatiente de le découvrir alors sitôt rentrée à la maison, je me suis plongée dans la lecture et je dois dire que j'ai été extrêmement déçue.

L'intrigue est plate, il ne se passe rien et l'on s'ennuie très rapidement. Nos deux héroïnes Rose et Windy, sont deux jeunes adolescentes, qui grandissent mais qui sont encore très enfants. On les suit le temps d'un été sur leur lieu de vacances. Le rythme est très lents et le seul point positif que j'ai trouvé est les dessins. J'ai aimé ce noir et blanc, les traits de crayons qui apportent beaucoup.

Bref, je pense être complètement passé a côté de cette lecture ou bien j'en attendais peut-être trop d'autant que j'avais lu de bonnes, voir d'excellentes critiques. 

dimanche 12 mars 2017

Le carré de la vengeance

Résumé : 

A Bruges, la bijouterie Degroof a été cambriolée. Rien n'a été volé, mais le malfaiteur a fondu tous les bijoux dans un bain d'acide. Sa signature : un énigmatique message en latin ...
L'enquête est confiée au commissaire Van In, un flic buté étranglé par ses dettes, au sale caractère et à l'humour caustique. Amateur d'art, de cigares, de bières et de jolies femmes, il n'a pas son pareil pour déjouer les affaires les plus tordues.
Avec Versavel, jumeau d'Hercule Poirot à l'homosexualité revendiquée, et Hannelore Martens, substitut du procureur affriolante et ambitieuse, Van In plonge dans la grande bourgeoisie brugeoise où il ne fait pas bon déterrer les secrets enfouis ...
Premier volet de la série, Le Carré de la vengeance fait de Pieter Aspe le "Simenon flamand".

Mon avis : 

Le carré de la vengeance est le premier tome de la série de Pieter Aspe et j'ai vraiment apprécié cette lecture. Préparant un séjour à Bruges, le mois prochain, j'ai eu envie de découvrir la ville au travers d'un roman et je ne regrette pas mon choix.

On a affaire ici, à un très bon roman policier. Les enquêteurs sont attachants et c'est très prometteur pour la suite de la saga. Mais revenons a ce tome. On fait la connaissance du commissaire Van In, d'Hannelore Martens, substitut du procureur et de Versavel qui vont, tous trois, enquêter sur la famille Degroof. "Léo Vanmaele rechaussa ses lunettes pour indiquer qu'il avait terminé son exposé. Il observa le couple de tourtereaux à travers ses verres épais. Pour lui, la situation était claire comme de l'eau de roche : une idylle était en train de naître entre ces deux-là. Mais il ne parvenait pas à comprendre comment une femme comme Hannelore pouvait tomber sous le charme d'un type comme Van In. Son ami avait quarante-et-un ans, il fumait comme une usine du dix-neuvième siècle et il consommait autant qu'un Land Rover en régime tout terrain !"
 Tout d'abord, la bijouterie du fils est vandalisée, puis le petit fils disparaît, tandis que le grand-père leur met des bâtons dans les roues. Pour nos trois enquêteurs, pas de doutes, la famille a bien des secrets à protéger. C'est une enquête sans aucun temps mort. Le suspense est au rendez-vous et l'intrigue fonctionne a merveille.

La plume de l'auteur est pleine d'humour et rend la lecture encore plus agréable. "Des trois cravates dont il était l'heureux propriétaire, il choisit la plus fringante. Saint-Valentin 1984, se souvint-il, d'humeur sombre. Le soir où Sonia et lui avaient dîné aux chandelles pour la dernière fois. Elle avait réservé une table au Septième ciel, un restaurant intime de la Walplein au nom parfaitement adéquat, qui avait fait faillite quelques mois plus tard. Comme leur mariage..."

Je pense que les tomes suivants ne devraient pas rester trop longtemps dans ma PAL.

Lu dans le cadre du challenge :
- ABC thriller, policier 2017

vendredi 10 mars 2017

Intimidation

Résumé : 

Que sait-on de la personne qui partage notre vie ? Avocat sans histoires, Adam tombe des nues lorsqu'un parfait inconnu lui annonce que sa femme lui a menti sur un sujet crucial. Lorsqu'il la confronte, Corinne se défile et, le lendemain, disparaît. Partagé entre inquiétude et sentiment de trahison, Adam décide de tout faire pour trouver sa femme... et la vérité.

Mon avis :

Première rencontre avec Harlan Coben et un bilan mitigé pour cette lecture. 

Coté intrigue, il n'y a rien à redire : le suspense est au rendez-vous et l'on tourne les pages a toute vitesse. Le roman se lit très vite et les chapitres sont très courts. Adam rencontre un inconnu lors d'une soirée qui lui apprend que sa femme lui a menti. Si au début, il croit a une blague très vite, il découvre que le mensonge est bien vrai. Le lendemain, sa femme disparaît. 

Mon premier reproche est que le roman n'a pas d'introduction, on rentre directement dès le premier chapitre dans l'intrigue. Ce premier problème de construction est déstabilisant d'autant que pas la suite, j'ai eu l'impression que l'auteur survolait le roman sans jamais rien approfondir. En effet, les chapitres sont courts et les personnages peut travaillés, ce qui apporte pas mal de confusion. La fin m'a déçu, je m'attendais a quelque chose d'un peu plus spectaculaire mais pas d'aussi banal. 

Cinq autres romans de l'auteur sont toujours dans ma PAL, et j'espère vraiment qu'ils seront davantage a la hauteur que celui-ci.


dimanche 5 mars 2017

La fleur millénaire, tome 1

Résumé : 

Fille de la reine officielle du pays de Â, Aki n’a de princesse que le titre. Seule pour s’occuper de sa mère malade et délaissée par le roi, elle doit supporter fièrement les mesquineries de la seconde reine. Un jour, elle croise le chemin de Hakusei, un jeune esclave aux yeux bleus qui décide de lier son destin au sien. Destin qui la mène à rencontrer Seitetsu, un commerçant qui la prend sous son aile et la forme aux “six arts” indispensables à une princesse. Mais ces nouvelles compétences se révèlent dangereuses lorsqu’elle ridiculise son demi-frère, le jeune prince, à l’occasion d’une partie de chasse, attirant sur elle et les siens la rancœur du couple royal. Une rancœur mortelle…

Mon avis : 

 La fleur millénaire est un manga qui ne paye pas de mine et portant ce tome un est une vraie bonne surprise.

Nous voila plongé au cœur de l'Asie médiévale où quatre pays Â, Do, Kô et Sô sont rivaux. Aki est la fille de la reine officielle du pays de Â, mais sa mère étant très malade, le roi a pris une deuxième épouse pour lui donner un héritier et sceller des nouvelles alliances. Cette nouvelle belle-mère n'aime absolument pas Aki et va tout faire pour l'éloigner. "J’ai perdu ma mère. Mon père me livre en otage et mon grand-père me hait. Je ne suis pas très chanceuse côté famille."
Aki est aussi très proche de Hakusei, son esclave, blond aux yeux bleus. Tous deux vont grandir ensemble et affronter bien des épreuves.

Ce premier tome installe bien l'intrigue et se veut très prometteur. L'intrigue et le suspense sont la et rendent la lecture prenante. ET surtout on en apprend plus sur les us et coutumes d'époque malgré le fait qu'il s'agisse d'une fiction avec des pays imaginaires. "Dans ce lieu, tous types de gens se rassemblent : lettrés, musiciens, cochers, hommes de lois et devins. Ce sera la meilleure des écoles. On t’y inculquera de façon vivante les « Six Arts » : la pensée, la musique, le tir à l’arc, l’équitation, les lettres et les mathématiques." C'est un vrai voyage que nous propose l'auteur! Nous deux héros sont attachants et comme dans beaucoup de manga le personnage féminin est toujours assez naïf. Malgré tout, Aki apprends très vite : "Le commerce est une chose bien étrange. Le simple fait de déplacer des choses génère de l’argent. Et là où l’argent circule, les gens se rassemblent. Plus ils se rassemblent, plus les choses circulent aussi. Il me suffit de rester ici pour connaître le flux des gens, des objets et de l’argent. Connaître : voilà ce qu’est le commerce."
J'ai maintenant hâte de découvrir la suite.

Je l'ai appelée chien

Résumé : 

Une jeune journaliste qui a coupé les ponts avec son père revient en Afrique du Sud à la demande pressante de ce dernier : il est accusé de meurtre et supplie sa fille de l'aider. Le père embarque sa fille dans un voyage semé de pièges et de mensonges, à la fois fuite en avant et revisitation d'un terrifiant passé.

Mon avis :

Déception, c'est le premier mot qui me vient à l'esprit après avoir tant lutté pour arriver au bout de ce roman. Presque trois semaines que je lutte pour arriver au bout, un roman qui m'a valu une panne de lecture et couper l'envie de lire... (Heureusement, l'envie est depuis revenue)

J'ai eu envie de découvrir d'autres horizons et je me suis tournée vers ce roman sud-africain avec curiosité. Pour avoir des collègues originaire de ce pays, ils parlent très souvent des violences, du racisme et de l'insécurité qui règnent là-bas. Alors j'étais curieuse de lire Je l'ai appelée chien. 

La magie n'a pas opéré et je me suis très rapidement ennuyée :
- Les personnages tout d'abord ne sont absolument pas attachants. Notre héroïne et journaliste est ennuyeuse, son père, lui est un personnage intéressant, un vrai anti-héros : misogyne, raciste, violent mais donc encore une fois pas très attachant. 
- L'intrigue et la construction du roman m'ont donné du fil à retordre. Trop de personnages, de lieux, de flashback, de retour dans le passé et de mensonges. Du coup, j'ai vite décroché et j'ai eu un mal fou a situer tout ça.

Bref, c'est une déception mais ayant d'autres romans d'auteurs sud-africains dans ma PAL, je retenterai très vite une escale dans ce pays.

Lu dans le cadre du challenge :
- Le tour du monde en huit ans

13 à table ! (2017)

Résumé :

Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris leur plus belle plume pour la troisième année consécutive afin de vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d’un thème : l’anniversaire.
Le joyeux, le sinistre, le raté, celui qui finit dans les larmes ou le sang, l’apothéose de la fête et les éclats de rire, tout y est, comme dans la vie.
Treize bougies à souffler sans modération.
Françoise Bourdin – Maxime Chattam - François d’Epenoux – Caryl Férey - Karine Giébel – Alexandra Lapierre - Agnès Ledig – Marc Levy - Agnès Martin-Lugand – Bernard Minier - Romain Puértolas – Yann Quéffelec - Franck Thilliez

Mon avis : 

Encore une réussite ce recueil de nouvelles au profit des resto du cœur. On y retrouve 13 auteurs en tout genre réunis ici autour d'un thème : l'anniversaire. Et chacun a brodé une nouvelle de son cru.

J'ai beaucoup aimé la nouvelle de Françoise Bourdin avec son "un joyeux non-anniversaire" qui oscille entre réalité et rêve.
Celle de Maxime Chattam et son "Le chemin du diable" qui m'a fait froid dans le dos.
J'ai découverte François d’Epenouxavec "Cent ans et toutes ses dents" dont la fin est un peu de mauvais goût mais qui m'a fait rire. 
Caryl Férey et son "Le voilà, ton cadeau" m'a surprise : en lisant les premières lignes de sa nouvelle, on ne s'attend absolument pas à ça ! 
Karine Giébel signe une nouvelle inquiétante "J'ai appris le silence" sur le thème de la vengeance avec une fin tragique. 
La nouvelle d'Alexandra Lapierre "Tu mens ma fille" est habilement construite avec une superbe chute.
Agnès Ledig est l'auteur de "Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche" qui m'a beaucoup plu. C'est l'histoire d'une belle rencontre au cœur des montagnes.
Marc Levy m'a surprise avec "Accord nus" ! Je crois que c'est la première fois que je lis quelque chose de lui qui me plaît. 
Agnès Martin-Lugand  est son "merci maîtresse" m'a énormément touché. La encore il s'agit d'une belle rencontre raconté avec beaucoup de pudeur.
Yann Quéffelec et son "Fushia" m'a touché, l'histoire de cette maman qui se bat pour pouvoir emmené sa fille en vacances.
Enfin, Franck Thilliez avec "Lasthénie" : là encore, cette nouvelle vous glace le sang (sans mauvais jeu de mot).

Seules deux nouvelles ne m'ont pas plu : celle de Bernard Minier et de Romain Puértolas. La première c'est plus le thème de la Guerre qui me dérange toujours un peu tandis que la seconde est bien trop loufoque pour moi. 

Bref que des bons écrits composent ce recueil et puis c'est pour la bonne cause alors foncez en librairie si vous ne l'avez pas encore entre les mains.

samedi 4 mars 2017

Le pavillon des Parfums-Réunis

Résumé :

Fleur-d'orchidée, Fleur-de-cattleya. Lotus-d'or, Emeraude... ces jeunes filles aussi belles qu'aimables et bien peu farouches font tourner la tête de tous les hommes qui tombent sous leur emprise. envoûtés par leur talent de poétesses et leurs charmes. Mélange de poésie, de raffinement et d'érotisme délicat, ces nouvelles des Ming nous entraînent dans un voyage sensuel et chatoyant.

Mon avis :

Direction l'Asie avec ce recueil de nouvelles classique. Elles ont toutes été écrites sous la dynastie Ming (1368 à 1644) et l'on découvre avec un oeil curieux la Chine de l'époque.

Ces nouvelles sont magnifiques, pleines de poésie :
"Degrés de jade, balcons sculptés, fleurs à éclore,
Qui lors de la rencontre étaient boutons encore ;
Leur gracieuse beauté ignore pluie et vent,
Attendant protection du Maître du printemps !

La lampe baisse, fond les volutes du parfumoir ;
Secoués, écran du lit, courtine d’ivoire...
Plaisirs d’amour au poisson dans l’eau se comprend :
Juste arrivé de-ci, de-là repart !

En intrus au sommet du Penglai pénétrant
Parmi pivoines et hibiscus avançant,
Je suis comme un papillon, de parfums voleur,
Qui tout le jour, vagabond, joue parmi les fleurs !"


Le thème de l'amour est le point central, avec une pointe d'érotisme pleine de pudeur :
"Quant à la félicité de ces deux jeunes époux, elle surpassait celle des paons dans les nues empourprées, celle des canards mandarins s’ébattant dans l'eau verte, et c'est encore peu dire !"

J'ai passé un merveilleux moment avec ce classique de la littérature chinoise.

Lu dans le cadre des challenges :
- Raconte moi l'Asie
- So Classic