samedi 31 décembre 2016

L'échelle de Jacob

Résumé : 


Frère Jean se remémore l'année de ses 28 ans quand il résidait dans une abbaye bénédictine en Corée du Sud parce qu'il avait décidé de consacrer son existence à Dieu. Il évoque sa rencontre amoureuse avec une femme, la fin de cette romance, la mort tragique de deux des moines et la réminiscence d'un secret familial dramatique.

Mon avis :

Voilà un roman bien complexe, il renferme quasiment plusieurs romans à lui tout seul. Il y a d'abord l'histoire de Frère Jean et son questionnement sur la vie au monastère et son engagement auprès de Dieu. Il y a ensuite sa romance avec So-hui et l'histoire de la Corée. Tout ça s'emboîte pour donner L'échelle de Jacob, un roman dense et riche qui demande du temps. C'est une lecture qui ne se dévore pas au contraire il s'agit de ce genre de roman qu'il fait prendre le temps de lire pour l'apprécier à sa juste valeur.

C'est ici ma première rencontre avec l'auteure coréenne, sans doute plus connu en France pour Nos jours heureux (que je n'ai pas encore lu d'ailleurs !) et je dois dire que je suis conquise par sa plume qui est magnifique. Pleine de pudeur comme beaucoup d'écrivains asiatiques, pleine de poésie, on pourrait relever un tas de citation tant son écriture est belle. Le livre est documenté, elle nous raconte l'histoire de la Corée, la pauvreté, les coutumes en toile de fond de l'histoire de Frère Jean. 

Frère Jean justement est un personnage très attachant qui nous raconte son histoire. Il se livre sur sa vie au monastère, son engagement, ses doutes parfois et sur son histoire d'amour avec So-hui que j'ai eu du mal a cerner. 
"- Vous ne voulez voir les religieux que comme des êtres en manque de relations sexuelles. Franchement, cette idée m'offusque. Un homme amoureux d'une femme et qui lui jure fidélité est un héros romantique, tandis que nous, qui faisons serment de consacrer notre existence à la recherche de la vérité et donc à Dieu, sommes toujours considérés comme un objet d'étude et de curiosité, le symbole même de l'interdiction et de l’inhibition sexuelles, et je déteste cette réalité. "

La vie monacale est magnifiquement décrite, l'auteure a su trouver les mots justes pour la décrire.
"Pour expliquer la vie au monastère, il faut avant tout mentionner le silence. Pendant mes années passées ici, j'ai appris que le silence n'était pas seulement le calme ou l'absence de bruit. Au contraire, il s'agit plutôt d'une écoute très attentive. Le silence est nécessaire pour percevoir le bruit au-delà du bruit, la sensation au-delà de la sensation."

C'est un très beau roman qui mérite d'être davantage connu et il me tarde maintenant de lire Nos jours heureux.

Lu dans le cadre du challenge : 
- Raconte moi l'Asie

Une semaine, 7 lundis

Résumé : 


Moi, Ellie Spark, j'ai survécu au pire lundi de tous les temps. Une journée HO-RRI-BLE, qui n'a été qu'une succession d'évènements catastrophiques du type:
1) recevoir au réveil un texto de son petit copain qui dit: "il faut qu'on parle" (formule qui est, soyons honnête, le signal universel d'un désastre imminent)
2) oublier son parapluie et se retrouver avec tête de rat mouillé sur la photo de classe
3) avoir les lèvres qui gonflent en plein discours à cause d'une stupide allergie aux amandes.
Alors quand j'ai découvert, le lendemain, que j'avais une chance de tout recommencer, j'ai béni les dieux, sauté dans mes vêtements et je me suis précipitée au lycée, avec un seul but en tête: rattraper mes erreurs et reconquérir le coeur du garçon de mes rêves. Parce qu'on a parfois besoin d'une semaine entière de lundis pour comprendre ce que l'on veut vraiment!

Mon avis :

Avant de commencer cette critique, je tiens à remercier les éditions Gallimard Jeunesse - on lit plus fort pour l'envoi de ce roman que j'ai tardé a lire. Il y a comme ça des livres qui restent longtemps dans notre PAL et une fois lu, on se demande pourquoi on a attendu autant de temps. Avec une semaine, 7 lundis, j'avais peur de m'ennuyer. Le fait que l'histoire se répète 7 fois, je me demandais si l'auteure allait réussir a maintenir l'intérêt de ses lecteurs et surtout le mien. Et bien, je peux vous dire que oui puisque j'ai dévoré ce roman en deux jours et que c'est un coup de cœur.

On fait la connaissance d'Ellie, une adolescente attachante. Elle sort avec un garçon populaire de son lycée et chanteur dans un groupe de rock et vit une jolie amitié avec Owen. La veille, elle a eu une dispute avec son petit copain.
"Gloup-tip-tip-gloup-gloup-tching !
Quand mon téléphone sonne pour m'annoncer l'arrivée d'un texto en ce lundi matin, je suis encore dans cet état entre la veille et le sommeil, ou tu peux te convaincre d’à peu près n'importe quoi. Par exemple qu'une version adolescente de Mick Jagger t'attend devant ta porte pour te conduire au lycée. Ou que le dernier tome de ta série préférée se conclut par une vraie bonne fin, plutôt que ce que l'auteur a essayé de faire passer comme telle. Ou qu'hier soir, ton copain et toi n'avez pas eu la pire dispute de votre histoire - je rectifie : la seule dispute de histoire.
"
Sa journée du lundi est une catastrophe. Le soir, en se couchant, elle ne souhaite qu'une chose pouvoir effacer cette journée et tout recommencer.
"Vous avez déjà remarqué combien il existe de mondes, autour de nous ? Un nombre infini de mondes. Et ils fonctionnent tous indépendamment les uns des autres. Comme des grains de poussière séparés qui flottent dans l'air. Parfois, deux grains se cognent et s'affectent momentanément l'un l'autre, mais la plupart du temps, ils ne font que continuer à flotter sans imaginer un seul instant qu'il existe d'autres grains de poussière.
Vous ne prenez pas vraiment le temps de réfléchir à cet état de choses jusqu'à ce que votre monde - votre minuscule grain de poussière qui vous parait plus proche d'une planète que d'une particule - soit complètement anéanti et que personne ne semble s'en apercevoir. Les autres n'ont pas l'air de sen soucier. Parce que leur monde à eux continue de tourner. Continue à foncer dans l'espace sans se soucier de rien, pendant que vous, vous êtes aspiré dans un trou noir.
"
Son souhait est exaucé et même d'avantage puisqu'elle vivrait sept fois de suite cette journée. Elle va a chaque fois, faire les choses différemment et essayer d'arranger les choses....

C'est un roman léger, sans prise de tête et vraiment prenant. Les personnages d'Ellie et d'Owen sont attachants et ont été très bien travaillé par l'auteur. De plus, je les ai trouvé encore plus touchants car on est loin des ados insupportables et en pleine crise. Ils sont matures et savent ce qu'ils veulent.

C'est une belle découverte et comme je le disais plus haut, je regrette vraiment d'avoir mis si longtemps a le lire. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses.

Challenges ABC - ABC thriller / policier 2017

Pour cette année 2017, j'ai décidé de me lancer dans deux challenges ABC organisé sur Livraddict:

CHALLENGE ABC 2017 

(organisé par Nanet sur livraddict)


La version 2017 que je vous propose consiste à choisir :

•    Pour les challenges Complets (26 livres) :
o    un auteur par lettre : le nom de l’auteur compte.
o    un minimum de 5000 pages pour l'ensemble des livres.
o    Un minimum de 5 catégories différentes.
o    3 Jokers sont accordés

J'ai choisi de ne pas me fixer de liste de départ et de lire au gré de mes envies :

Mes lectures :
A :
B : Iman Bassalah / Hôtel Miranda / contemporain / 245 pages [ma critique]
C : Javier Cercas / Le mobile / contemporain / 96 pages [ma critique]
D: Daphné Du Maurier / L'auberge de la Jamaïque / contemporain / 440 pages [ma critique]
E :
F : Elena Ferrante / L'amie prodigieuse / contemporain / 430 pages [ma critique]
G :
H : Monica Hesse / Une fille au manteau bleu / jeunesse / 352 pages [ma critique]
I :
J :
K : Herman Koch / Le dîner / contemporain / 360 pages [ma critique]
L :
M :Valentin Musso / Sans faille / thriller/ 382 pages [ma critique]
N : Amélie Nothomb / Robert des noms propres / contemporain / 190 pages [ma critique]
O :
P :
Q :
R : Jaroslav Rudiš / Avenue Nationale / contemporain / 224 pages [ma critique]
S : Eric-Emmanuel Schmitt / La rêveuse d'Ostende / contemporain / 310 pages [ma critique]
T :
U :
V : Catherine Velle / Soeurs Chocolat / Contemporain / 311 pages [ma critique]
W:
X :
Y : Mo Yan / Le maitre a de plus en plus d'humour / contemporain / 96 pages [ma critique]
Z : Juli Zeh / Décompression / contemporain /288 pages [ma critique]

Bilan : 14/26 lettres
4025 /5000 pages
4/5 genres


ABC thriller / policier 2017

(organisé par Salhuna sur livraddict)

> Catégorie 2 : Challenge FreeStyle
26 lettres / 26 auteurs et 26 titres à choisir en cours d’année au fur et à mesure 

A :Pieter Aspe / Le carré de la vengeance / 384 pages [ma critique]
B :
C : Paul Cleave / Un père idéal / 432 pages [ma critique]
D :
E :
F : Nikolaj Frobenius / Branches obscures / 279 pages [ma critique]
G : Robert Galbraith / La carrière du mal / 736 pages [ma critique]
H :
I :
J :
K : Stephen King / Mr Mercedes / 672 pages [ma critique]
L : Gilles Legardinier / Le premier miracle / 506 pages [ma critique]
M : Ian Manook / Yeruldelgger / 630 pages [ma critique]
N : Anita Nair / L'inconnue de Bangalore / 473 pages / [ma critique]
O :
P :
Q :
R :
S : Jô Soares / Les yeux plus gros que le ventre / 318 pages [ma critique]
T:
U :
V :
W :
X:
Z :

Bilan : 10/26 lettres

vendredi 30 décembre 2016

Nouvelles hispano-américaines, tome 2 : Rêves et réalités (1952-1977)

Résumé : 


Les très bons auteurs retenus ici ont su concilier, à travers leurs nouvelles, la veine psychologique et le réalisme, parfois magique comme chez Gabriel Garcia Marquez, parfois insupportable comme chez Julio Cortázar.

Mon avis : 

Un recueil de nouvelles pour découvrir des auteurs d'Amérique Latine ou d'Amérique du Sud, forcement je signe de suite. D'autant que celui-ci ne retient que des grands noms de la litterature qui parfois sont peut traduits en francais.

J'ai adoré le concert d'Augusto Monterroso (Guatemala) qui raconte l'histoire d'un père venus assisté au concert de musique classique que donne sa fille. J'ai été conquise par Guadalupe Dueñas (Mexique) et sa nouvelle Histoire de Marinette où l'on retrouve les thèmes de la litterature sud-américaine : la famille et les grandes fratries, les croyances et la petite pointe de magie. L'evangile selon saint Marc de Jorge Luis Borges (Argentine) est très reussite mais la chute fait froid dans le dos.

Beaucoup d'auteurs puissent également l'inspiration dans des événements politiques ou historiques de leur pays respectifs comme Augusto R. Bastos (Paraguay) avec Le tunnel ou encore Gabriel García Márquez (Colombie) avec Un jour comme les autres.

L’édition Pocket langue pour tous propose la version originale de chaque texte et sa traduction, des points de grammaire important et est très bien documentée. Elle propose également un point historique pour certaines nouvelles pour aider a comprendre le contexte dans lequel la nouvelle a été écrite.

13 à table ! (2015)

Résumé : 


Le livre réunit les œuvres d'un éventail d'écrivains bien connus. Ont ainsi participé au projet : Marc Levy, Eric-Emmanuel Schmitt, Françoise Bourdin, Guillaume Musso, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Pierre Lemaitre, Frank Thilliez, Jean-Marie Perier, Gilles Legardinier, Bernard Werber, et Tatiana de Rosnay.
13 auteurs pour 13 nouvelles centrées autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette.

Mon avis : 


J'ai découvert avec ce recueil certains auteurs, j'en ai retrouvé d'autres, certains m'ont surpris, d'autres m'ont déçus mais malgré tout j'ai adoré ce recueil car 'ai toujours autant les nouvelles. Ce livre regroupe vraiment des nouvelles totalement différentes et chaque auteur a apporté sa petite touche personnelle.

Mes nouvelles favorites sont Maligne de Maxime Chattam, une nouvelle inquiétante dont la chute est vraiment reussite. Agnes Ledig m'a beaucoup touché avec sa nouvelle Un petit morceau de pain. J'ai ri avec Mange le dessert d’abord de Gilles Legardinier. Je me suis réconciliée avec Guillaume Musso grâce à sa nouvelle Fantôme. Et j'ai trouvé la nouvelle de Bernard Werber, Langouste blues très originale.

Il y a d'autres nouvelles qui m'ont plu mais qui ne resteront pas gravé dans ma mémoire. Olympe et Tatan de Françoise Bourdin, Nulle, nullissime en cuisine ! d'Alexandra Lapierre, Une initiative de Pierre Lemaitre, Le parfait de Tatiana de Rosnay ou encore Jules et Jim de Jean-Marie Périer.

Enfin il y a trois nouvelles que je n'ai pas aimé ou pour lesquelles, je suis probablement passée à coté Dissemblance de Marc Levy (j'ai toujours beaucoup de mal avec ses écrits), Gabrielle de Franck Thilliez et La part de la reine d'Eric-Emmanuel Schmitt.

Ce recueil est en tout cas une réussite et puis il est vendu au profit d'une bonne cause, ça serait donc dommage de s'en passer.


jeudi 29 décembre 2016

La vie en cinquante minutes

Résumé : 


Il suffit parfois d’un cheveu… Un long cheveu blond entortillé autour de la bretelle du maillot de corps de son mari. Pour Zahava, c’est l’électrochoc. Armée d’une imagination galopante et d’une jalousie débridée, la voilà qui vide les placards, analyse chaque indice, formulant les hypothèses les plus folles sur la vie secrète de son mari : et s’il n'avait pas une mais deux maîtresses, l’une turque en burqa, l’autre italienne peroxydée aux orgasmes sonores ? Sans parler de la poule de Rostov… Entre le cabinet d’un célèbre analyste, l’antre du serrurier arménien et les états d’âme du détective privé, Zahava s’embarque dans une enquête aux péripéties rocambolesques, un tourbillon aussi vertigineux qu’extravagant. En libérant le délire interprétatif d’une femme prise au piège de la jalousie, et avec un art magistral du détail et de la digression, Benny Barbash signe un roman tout en finesse, un traité du mariage profond et hilarant. Rarement aura-t-on à ce point exalté les errements de la jalousie dans une veine aussi réaliste et aussi drôle, parfois crue, délicieusement subtile, toujours réjouissante : un antidote merveilleux à toute espèce de jalousie.

Mon avis : 

Je m'attendais à passer un bon moment et je ne suis pas déçue avec ce roman de l'auteur israélien Benny Barbash.

L'intrigue est prenante et la plume de l'auteur est vraiment très drôle. J'ai pris un vrai plaisir a la lecture (surtout la première partie) qui est complètement délirante. Zahava est attachante et a une imagination débordante. Son mari, Dov, nous apprenons à le connaitre au fil des pages et je dirai que c'est un personnage qui m'a touché.

L'auteur nous entraine avec son roman et le lecteur passera par différents sentiments : le rire, l'émotion, la colère.... Il décrit à merveille le temps qui passe dans un couple avec toujours une pointe d'humour :
"- [...] Quand avez-vous découvert cette boite ?
- Aujourd'hui, répondit Zahava, avec l'impression d'avoir vécu toute une vie depuis le matin.
- Et qu’espérez-vous y trouver ?
- Je ne sais pas. Peut-être un secret.
- Un secret qui vous appartient ?
- Non, un secret de mon mari.
- Avant de découvrir le coffret, vous pouviez vivre sans ce secret ?
- Je ne savais pas qu'il existait.
- A présent non plus vous ne savez pas. Et si vous me demandez mon avis pourquoi le découvrir ?
- Pour connaitre celui avec lequel je vis. Pour savoir s'il me cache quelque chose.
- Depuis combien de temps êtes-vous ensemble ?
- Trente-deux ans, répondit Zahava, embarrassée.
- Madame, lui dit l'Arménien, si vous devez encore ouvrir des boîtes après trente-deux ans de mariage, aucune boîte ne vous aidera à comprendre ce que vous n'avez pas pu apprendre durant tout ce temps.
"

L'histoire se déroule en Israël et l'on découvre une autre culture, une religion et des coutumes et traditions bien différentes des nôtres.
"-Tu crois que Dieu existe ? lui avait demandé l’écrivain.
-Peu importe ce que je pense. Mes pensées n’ont aucun effet sur l’existence ou la non-existence d’un moustique, à plus forte raison sur celle de Dieu.
"

Ce roman est vraiment une chouette découverte. C’était ma première rencontre avec l'auteur mais surement pas la dernière.

Lu dans le cadre du challenge :
- Raconte moi l'Asie, v2

La princesse des glaces

Résumé : 


Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide.
Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense.

Mon avis : 

 J'avais découvert Camilla Läckberg avec Cyanure qui m'avait donné envie de me lancer dans sa célèbre saga des enquêtes d'Erica. Je dois dire que je ne suis absolument pas déçue car ce premier tome se veut très prometteur.

Premier point important, les personnages : Erica et Patrik sont tellement attachants. On est loin du thriller très noir ou le suspense est insoutenable. Bien au contraire, le rythme est assez lent mais pourtant on prend plaisir a la lecture. "Erica avait l’impression de prendre un balai mental et de balayer résolument toutes les vieilles toiles d’araignée dans les recoins et toute la poussière qui s’était accumulée dans son esprit. Cette nouvelle lucidité, pourtant, lui faisait aussi comprendre qu’elle ne pouvait plus fuir ce qui avait accaparé ses pensées ces derniers jours."

Ensuite l'intrigue est intéressante et on se prend vite au jeu de l'enquête. Le corps d'Alexandra est retrouvé dans sa salle de bain, tout porte a croire a un suicide mais pourtant il s'agit bien d'un meurtre.
"La maison était abandonnée et vide. Le froid pénétrait le moindre recoin. Une fine pellicule de glace s'était formée dans la baignoire. La peau de la femme avait commencé à prendre une légère teinte bleutée.
C'est vrai, elle ressemblait à une princesse, là dans la baignoire. Une princesse des glaces
". Erica décide donc d'enquêter. Et puis, une histoire d'amour naît avec Patrik qui fait partie de la police. A eux d'eux, ils vont résoudre l'enquête avec brio.

Enfin, rien que pour un voyage en Suède, ce roman vaut forcement le détour!

Lu dans le cadre du challenge :
- Pavés 2016-2017

mercredi 28 décembre 2016

Les mots qu'on ne me dit pas

Résumé : 


“ Salut, bande d’enculés ! ” C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison. Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds. Je vais leur prouver que je dis vrai. “ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. » Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte. Son père, sourd-muet. Sa mère, sourde-muette. L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot. Le quotidien. Les sorties. Les vacances. Le sexe. D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie. D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

Mon avis : 

J'ai vu, il y a quelques mois, comme la plupart, la film La famille Bélier, et forcement, j'ai eu envie de découvrir le livre. Véronique Poulain, signe ici une autobiographie, pleine d'humour sur sa jeunesse au sein d'une famille de sourds et muets. "J'aimerais tellement avoir des parents normaux. Je me dis que, dans une vie antérieure, j'ai dû être une sacrée connasse pour être punie à ce point. Et je m'en veux de leur en vouloir."
 
Elle nous parle d'un handicap dont au final, on parle très peu et qui pour nous, entendant, nous paraît inconcevable. "Dans la langue de mes parents, il n'y a pas de métaphores, pas d'articles, pas de conjugaisons, peu d'adverbes, pas de proverbes, maximes, dictons. Pas de jeux de mots. Pas d'implicite. Pas de sous-entendus. Déjà qu'ils n'entendent pas, comment voulez-vous qu'il sous-entendent ?"
Le moindre geste du quotidien devient difficile et l'auteur malgré tout arrive a nous faire franchement rire.
"Idée reçue. La plupart des sourds n'ont pas d'aptitude particulière à lire sur les lèvres. Mais, à ce jeu qu'ils sont obligés de pratiquer depuis toujours, ils sont meilleurs que nous. Avec, souvent, de gros ratés. [...] "Jambon", "chapeau", "chameau", c'est les mêmes mouvements de lèvres.
"Escalope" et "interprète", pareil.
"Bougie" et "toupie", aussi.
Sacré bordel.
"

Bref, je vous recommande vraiment cette lecture si vous ne l'avez pas déjà lu car on en apprend énormément sur ce handicap mais surtout, on passe un excellent moment.

mercredi 21 décembre 2016

La princesse des glaces (BD)

Résumé : 


La première adaptation en bande dessinée de la célèbre série de polars de Camilla Läckberg.
Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard – encore une mise en scène de suicide…
Publié en Suède en 2003 et traduit en français en 2008, La Princesse des glaces est chronologiquement la première des enquêtes d’Erica Falck et de son compagnon le commissaire Patrik Hedström. Six autres romans de la même série ont paru depuis. La série policière la plus attachante du moment, dont Léonie Bischoff et Olivier Bocquet donnent, en bande dessinée, une transposition inspirée.

Mon avis : 

Lu en parallèle du roman, cette adaptation est très fidèle au roman. On retrouve les personnages du livre et l’enquête d'Erica et de Patrik.

J'ai beaucoup aimé les dessins, les couleurs utilisées qui sont très gaies et tranchent avec la noirceur du meurtre d'Alexandra.
J'ai aimé visualisé les paysages suédois : la neige et les maisons colorées du bord de mer m'ont procuré un vrai dépaysement.

Par contre, je dirais que tout va trop vite au niveau de l'intrigue. Pas facile de retranscrire un roman de plus de 500 pages (version poche) en une centaine ici. Or, ce qui fait le charme des enquêtes d'Erica c'est un peu la lenteur de l’enquête. Erica est certaine très rusée mais c'est avant tout une femme qui savoure la vie et qui prend son temps. Le petit coté, desperate housewife, c'est perdu ici dans la BD.

Malgré tout c'est une très bonne adaptation et j'ai beaucoup apprécié retrouver les personnages et de pouvoir les visualiser en dessins.

dimanche 18 décembre 2016

Le général du roi

Mon avis : 


Quel rôle reste-t-il à la femme quand les hommes sont en guerre ? C'est à cette question, vieille comme Homère. que répond ce roman violemment secoué par l'Histoire (nous sommes dans l'Angleterre du XVIIe siècle, en pleine guerre civile). Un livre publié en 1945 et composé dans l'urgence... au sortir d'une tout autre guerre. Soit une sorte de récit de cape et d'épée subtilement dévoyé... L'héroïne en est une femme, et les hommes - même quand ils sont dans le " bon camp " - sont loin d'y avoir le beau rôle. Mieux (ou pis), la jeune femme en question, qui cultive un goût de la liberté ignorant toute entrave, se trouve dès le début du livre et jusqu'à la fin de tout condamnée à l'immobilité d'un fauteuil d'infirme... Une troublante méditation sur la fidélité et l'honneur, qui poussés à leur extrême n'hésitent pas à courir le plus beau risque : celui de l'indignité. L'un des plus grands Du Maurier.

Mon avis : 

Daphné Du Maurier est une de mes auteurs favorites et je continue doucement la découverte de ses romans. Le général du Roi m'a plu mais on est loin de ses meilleurs écrits.

Elle nous plonge au XVIIe siècle, en plein guerre civile, en Cornouailles évidemment. Sur fond de guerre, la narratrice, Honor, nous raconte sa grande histoire d'amour avec Richard, qui est général du roi. Sa vie sera faite, d'attente, d’inquiétude et de retrouvailles et malheureusement pour moi, certains passages m'ont semblait interminable. Les descriptions de guerre, les noms des protagonistes, tout ça n'est aucunement familier pour un nom britannique.

J'ai malgré tout aimé retrouver le style et la plume de Daphné qui me plaît toujours autant.
Ces descriptions de la Cornouailles sont toujours aussi vivantes : "Dans ce coin de Cornouailles sud-est, nous sommes assurément favorisés. La douceur de l'air, qu'il pleuve ou que le soleil brille, ces côtes douces, tout incite au bonheur et à la paresse. Tandis qu'au pays des Grenvile, dénudé, sans arbres, exposés aux quatre vents du ciel - des vents chargés d'écume et d'embruns -, l'esprit développe une perception plus aiguë, plus de feu, plus de colère. La vie y est hasardeuse et cruelle. Ici, peu de drames de la mer, mais, la-bas, la côte est semée de squelettes blanchis par le sel des navires perdus sans espoir. Autour des cadavres mutiles, broyés des morts, jouent les marsouins. Dans le ciel planent les faucons. Le petit coin de terre où nous sommes nés, où nous avons été élevés nous marque plus qu'on ne saurait le croire et je puis comprendre les démons inquiets qui possédaient Richard Grenvile.

Bref, c'est un roman qui plaira aux amoureux de l'auteure mais sans doute pas celui avec lequel il faut rencontrer Daphné du Maurier pour la première fois.

Lu dans le cadre du challenge :
- Objectif du mois

samedi 17 décembre 2016

Chanson douce

Résumé : 


Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.

Mon avis : 


J'espère qu'en ce moment, vous n'êtes pas à la recherche d'une baby-sitter pour s'occuper de vos enfants.... Si c'est le cas, je ne vous recommande vraiment pas la lecture de ce roman. Pour les autres par contre, qui n'aura pas encore lu le dernier roman de Leïla Slimani, je vous invite de le découvrir. Le prix Goncourt est ici entièrement mérité car Chanson douce est magnifiquement bien écrit.

C'est un roman pesant, lourd, dérangeant et des les premières lignes, nous sommes plongés dans l'horreur. Puis, on retourne en arrière et l'on découvre peu à peu les personnages et surtout comment ils en sont arrivés là. Myriam et Paul sont parents de deux enfants en bas-âge. Myriam n'en peu plus de rester chez elle et décide de reprendre son activité professionnelle. C'est l'occasion aussi pour le couple de davantage s'épanouir, ils gagnent plus d'argent, ont une vie sociale active, sortent, invitent, partent en vacances.... Tout ça ne serait possible sans Louise, leur nounou qui est une perle : elles s'occupent parfaitement des enfants et en plus, range la maison, cuisine de merveilleux petits plats... Mais peu à peu, l'engrenage de la dépendance se resserre autour des personnages.

C'est un court roman, dont on ne ressort pas indemne. On ne peut qu'être touché par cet horrible drame et forcement on se pose des questions : est-ce que ce drame aurait pu être évité ? Les personnages sont très bien décrit mais l'auteure ne révèle pas toutes les clefs de l'intrigue et laisse une part de mystère au lecteur. Chacun interprétera le geste fou de Louise à sa manière. J'aurai sans doute aimé en lire davantage : Louise va t'elle s'en sortir, va t-elle devoir faire face à un procès, comment explique-t-elle ce geste. Tout ça reste sans réponse et c'est au lecteur d'imaginer la suite.

J'ai sorti ce roman de ma PAL grâce à une lecture commune organisée sur Livraddict par Anaverbania et je l'en remercie.

mardi 13 décembre 2016

Harry Potter, tome 7 : Harry Potter et les reliques de la mort

Résumé : 


Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D'épreuves en révélations, le courage les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal. Avec le dénouement de l'héroïque histoire de Harry Potter, J.K. Rowling signe un chef-d'œuvre d'une grande humanité et d'une maîtrise incomparable.

Mon avis : 

J'ai repoussé aussi longtemps que possible la lecture de ce dernier tome de la célèbre saga de J.K Rowling. 
Premièrement, je n'avais pas envie de dire au revoir à Harry et à tous les personnages que l'on a aimé et suivi au fil des années scolaire à Poudlard mais aussi car le sixième tome m'avait un peu déçu. Si vous vous souvenez, je m’étais plainte de la tournure plus sombre que prenait la saga, ainsi que la fin qui m'avait choqué : la mort de Dumbledore par Rogue (qui est depuis le début mon personnage favori).

Finalement, je me suis lancée, avec un a priori un peu négatif dans ce tome. 
Les trois quart du roman, on était difficile et encore hier je vous aurais dit que j’étais sérieusement mécontente de ma lecture. 
Mais ça c’était avant d'arriver aux dernières chapitres où l'on découvre la vérité sur la relation Dumbledore - Rogue, sur l'histoire de Rogue et sur le duel final entre Harry et Voldemort. Je suis restée scotchée et j'ai retrouvé la J.K Rowling que j'aime tant !

Je suis contente d'avoir fini cette belle série et il me tarde de la partager avec mes enfants dans l'avenir. Je salue encore une fois l'imagination de l'auteur, le monde imaginaire qu'elle a crée fait rêver petits et grands et ses personnages sont tellement attachants. Bref, je ressors ,contre toute attente, conquise et il me tarde de découvrir la fameuse pièce de théâtre dont tout le monde parle :Harry Potter et l'enfant maudit.

Lu dans le cadre du challenge :
- Objectif du mois

dimanche 4 décembre 2016

Psychiko

Résumé : 


Psychiko, le tout premier polar grec, est un véritable bijou. Anti-héros et probable cas clinique, Nikos Molochantis, jeune rentier désœuvré, est prêt à tout pour obtenir son quart d’heure de célébrité. Il a donc la brillante idée de se faire passer pour l’assassin d’une femme retrouvée morte dans un quartier d’Athènes.
Grâce à la presse fascinée par cette affaire, Nikos se retrouve enfin sous les feux de la rampe, suffisamment près de la guillotine pour être une vedette. Le stratagème parfait… À ceci près qu’il risque de fonctionner au-delà de ses espérances.
Paru en 1928 sous forme de feuilleton, Psychiko met en place une mécanique infernale, où une police apathique affronte un faux coupable en quête de gloire.

Mon avis : 

Publié en 1928, Psychiko est un roman policier grec qui n'a pas pris une ride. On suit l'histoire de Nikos, un jeune homme de bonne famille qui a abandonné ses études de médecine, qui traîne avec des gens peu fréquentables et surtout dépense sans compter la fortune de sa famille. Quand un crime est commis à Athènes, il est fasciné par chaque détail publié dans les journaux et décide de s'accuser du meurtre.

La construction du roman est intéressante puisqu'à l'origine ce texte est paru sous forme de feuilleton. On suit avec régal, chaque chapitre, de l'élaboration de Nikos pour s'accuser du meurtre, a son arrivée en prison, son procès et enfin le dénouement. Le suspense est bien là et on frissonne pour notre héros. Je ne sais pas quoi penser du jeune homme au final : il est extrêmement naïf et vraiment stupide d'organiser un tel canular mais en même temps on a peur pour lui tout au long de son procès.

L'écriture est fluide et le roman se lit d'un trait tant on est pris par l'intrigue et le suspense. Comme je le disais plus haut, le récit n'a pas pris une ride et pourrait encore être d'actualité aujourd'hui. C'est en tout cas une belle découverte et j'ai adoré ce voyage en Grèce.

Lu dans le cadre du challenge :
- Le tour du monde en huit ans.

samedi 3 décembre 2016

Châteaux Bordeaux, tome 4 : Les millésimes

Résumé : 


Alors qu'Alexandra soupçonne toujours fortement Louis Dorgemont d'être responsable de la mort de son père, celui-ci est victime d'un terrible accident de voiture et tombe dans le coma. Pendant ce temps, le Chêne Courbe fait face à une double crise : en plus de son bilan désastreux, l'un des principaux propriétaires du domaine veut récupérer ses terres ! Alexandra décide de redorer le blason familial en produisant, malgré les réserves de son frère Charles, une cuvée mythique...Le vin est au cœur de cette grande fresque familiale qui séduira les amateurs de grands crus comme les néophytes.
Une saga digne des Maîtres de l'orge, orchestrée par Corbeyran et Espé.

Mon avis : 

Je continue mon immersion dans la saga Châteaux Bordeaux et ce tome 4 m'a séduite encore une fois. Plus la saga avance, plus l'étau se resserre autour d'Alexandra et le suspense monte. Va-t-elle réussir à relancer l'activité du domaine et surtout a produire le vin qu'elle a goûté ?

Dans ce tome, on en découvre davantage sur l'histoire du domaine et comme son titre l'indique, sur les différents millésimes qui ont été produit. Beaucoup d'erreurs ont été commise et pour le lecteur, c'est l'occasion de découvrir tous les facteurs qui entre en jeu dans la composition d'un bon vin.

Alexandra, de son coté et toujours persuadé que son père a été assassiné et soupçonne Louis Dorgemont et son père. De ce côté, l'intrigue avance doucement mais les masques tombent et je pense que la vérité n'est pas loin d'éclater au grand jour. Il me tarde donc de découvrir la suite.

vendredi 2 décembre 2016

Le ver à soie

Résumé : 


Quand l'écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu'il est simplement parti s'isoler quelques jours comme cela lui est déjà arrivé par le passé, elle ne demande à Strike qu'une seule chose : qu'il le retrouve et le lui ramène. Mais, sitôt lancée l'enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme.
Le romancier vient en effet d'achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence. Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier un tueur impitoyable, tel qu'il n'en a encore jamais rencontré dans sa carrière, Strike va devoir d'abord percer à jour ses motivations profondes.

Mon avis : 


J'avais hâte de retrouver Cormoran Strike et Robin dans une nouvelle enquête et je ne suis pas déçue. Le ver à soie et tout aussi passionant que l'appel du coucou.

Le détective enquête ici, sur un écrivain qui a disparu. Il est engagé par sa femme pour le retrouver. Mais très vite c'est son cadavre qu'il retrouve. Il va donc enquêter dans le milieu de l’édition et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'avait pas que des amis.

L’enquête est encore une fois mener avec précision. On est loin du thriller au suspense incroyable, le rythme est plus lent mais pourtant on ne s'ennuie pas une seule seconde. Les personnages sont habillement introduits et tous peuvent paraitre suspect. Jusqu’à la fin, j’étais bien incapable d'imaginer cette fin qui m'a surprise. J.K Rowling est définitivement un grand écrivain et il me tarde de découvrir la suite.

Cormoran et Robin sont toujours aussi attachants, leur relation commence à évoluer un peu, pour le plus grand plaisir des lecteurs.