jeudi 26 avril 2018

Petit déjeuner chez Tiffany

Résumé : 


Le narrateur, qui demeure anonyme pendant l'essentiel du récit, se remémore en compagnie du barman Joe Bell de leur ancienne connaissance commune Holly Golightly, dont ils croient reconnaître la représentation en une statuette portée par un nègre d'Afrique, sur quelques photographies transmise par un certain M. Yunioshi.

Le narrateur, Holly et Yunioshi furent tous trois voisins, quelques années plus tôt. Holly Golightly est alors une call-girl qui dérange ses voisins à toute heure, par ses fêtes interminables, ou bien en rentrant au petit matin accompagnée de clients. Alors que le photographe japonais s'en plaint, le narrateur, jeune écrivain dont la carrière ne décolle pas, se lie d'amitié avec Holly qui l'appelle Fred, du nom de son frère qui, dit-elle, lui ressemble. 

Suivi de trois nouvelles : La maison de fleurs , La guitare de diamants et Un souvenir de Noël.

Mon avis : 

Petit déjeuner chez Tiffany est un recueil de quatre nouvelles que j’ai sorti de ma PAL et lu en Mars dans le cadre du challenge #Readingclassicschallenge 2018. C’était l’occasion pour moi de découvrir Truman Capote que je ne connaissais que de nom.

Si j’ai été conquise par le style et la plume de l’auteur, le reste m’a déplu. Je n’ai pas réussi à accrocher a aucune de ces nouvelles, ni grâce aux personnages, ni pour l’ambiance. J’ai d’ailleurs tardé à  écrire cette critique tant je cherchais les mots, il est toujours difficile d’écrire une critique pour dire que l’on n’a pas aimé un livre même si celle-ci est argumentée.

Je suis quelques peu déçue car pour ce recueil les critiques sont toutes élogieuses mais je pense que je m’attendais à quelque chose de différents. Je ne m’avoue pas vaincu pour autant car j’ai d’autres livres de Truman Capote dans ma PAL, notamment De sang-froid ou encore La traversée de l'été que je sortirai prochainement.

Lu dans le cadre du challenge : 
challenge #Readingclassicschallenge 2018

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Résumé : 

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Mon avis : 

J’ai sorti ce roman qui traînait depuis bien trop longtemps dans ma PAL grâce à la lecture commune organisée par Mllaxelle sur Livraddict. Et puis la perspective de pouvoir lire le livre et voir le film ensuite était très alléchante et j’ai adoré les deux !

Commençons par le roman, que j’ai écouté en version audio. Pas facile de retranscrire un roman épistolaire mais pourtant l’interprétation des différents personnages est juste parfaite et les différentes voix m’ont aidé à mieux cerner tout le monde. On y fait donc la rencontre de Juliet Ashton, juste après la seconde guerre mondiale. Elle vient de publier un livre et rencontre un peu de succès. Avec son éditeur, Sidney Stark, elle sillonne les librairies pour rencontre et dédicaces avec ses lecteurs. Un jour, un certain Dawsey Adams, lui écrit car il a trouvé un livre ou son nom et adresse figuré à l’intérieur. « Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal. »
Il lui raconte alors qu’il fait partie du cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Guernesey. Né alors une correspondance avec tous les membres de ce club et des rencontres qui vont changer la vie de Juliet.

Je savais que j’allais aimer ce roman mais j’étais loin de m’imaginer à quel point ! Juliet m’a beaucoup plu, elle est drôle, indépendante et touchante. Son amitié avec Sidney est belle et puis que dire de Dawsey dont je suis immédiatement tombée amoureuse. L’histoire d’Elizabeth fait froid dans le dos et l’on découvre un pant très sombre de l’histoire de l’ile.
Le choix de la correspondance et du roman épistolaire était audacieux mais au final, il marche à merveille. Il permet de nous faire découvrir les personnages par petites touches et je me suis vite laissé séduire. Et puis surtout ce roman est une ode à la lecture et à l’écriture qui touchera forcement le lecteur en nous tous :
« C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur. »

Alors bien évidement, vous l’aurez compris, j’avais hâte de voir le film et je ne suis absolument pas déçue par cette adaptation que j’ai trouvé à la hauteur du livre ! Lily James en Juliet est parfaite dans ce rôle. J’ai trouvé que certains personnages secondaire sont davantage mis en avant Mark, interprété par Glen Powell ou encore Amelia, joué à l’écran par la merveilleuse Penelope Wilton et Isola (Katherine Parkinson) qui m’a fait beaucoup rire. Mettre un visage sur le personnage d’Elizabeth (Jessica Brown Findlay) rend son histoire encore plus triste. Décidément l’actrice est abonnée au rôle avec des fins tragiques comme dans Downton Abbey. Dawsey (Michiel Huisman) est encore plus touchant dans le film notamment pour son rôle dans l’éducation de la fille d’Elizabeth.
J’ai été agréablement surprise par les paysages du film. Je n’avais jamais eu la curiosité de m’intéresser a l’ile, malgré le fait de la survoler à chaque fois que je prends l’avion pour la France. L’ile est magnifique, sauvage, et donne envie de boucler sa valise pour s’y rendre immédiatement.

Bref, il s’agit ici de deux très belles découvertes que je suis ravie d’avoir faite !

mardi 24 avril 2018

Agatha Raisin enquête, tome 11 : l'enfer de l'amour / Love from hell

Résumé : 

The honeymoon is most definitely over for Agatha Raisin and her new husband, James Lacey. It's only been a short time since their wedding--and already they aren't getting on. But his wandering eye and her god-awful housekeeping are the least of their problems. Just days after a very public, very ugly marital row, James disappears--and when his mistress is later found murdered, he's the prime suspect. Agatha just doesn't, buy it. Sure, he's a liar and a sneaky, low-down cheat. But a murderer? That's bloody impossible! And as some speculate on the role Agatha may have played in his vanishing, the forever feisty Mrs. Raisin must piece together the most unsavory parts of the dead woman's past to clear James's name--and her own...

Mon avis : 

Agatha and James are finally married! But after few days, Agatha is already bored and unhappy. James is different to what she expected and they spend their time arguing. Agatha is jealous that James spends time with Melissa. Everything becomes worse when Melissa is murdered and James injured and missing. Agatha decides to investigate, find the murderer and bring James back home.
Agatha et James sont finalement mariés. Mais après quelques jours seulement, Agatha s’ennuie et n’est pas heureuse. James est différent de ce qu’elle espérait et ils passent leur temps à se disputer. Agatha est aussi jalouse que James passe du temps avec Melissa.
"It was supposed to be the end of a dream - the perfect marriage. Here was Agatha Raisin married to the man she had longed for, had fantasized about. Her neighbour, James Lacey. And yet she was miserable.
It had all started with one incident two weeks after they had returned from their honeymoon. The honeymoon in Vienna and then Prague had been taken up with sightseeing and sex, and so no real day-to-day life together had really bothered them. Agatha had kept her own cottage next door to Jame's in the village of Carsely in the Cotswolds. The idea was to make it a thoroughly modern marriage and give each other some space.
Sitting now in her own cottage cradling a cup of black coffee, Agatha remembered the day it had all begun to go wrong
."
Et tout devient pire quand Melissa est assassinée et James, blessé, et porté disparu. Agatha se lance dans l’enquête pour retrouver le meurtrier et ramener James à la maison.

This is an investigation that is a bit different because Agatha and James are directly involved. James is a character that I like less and less after every book. Agatha makes me laugh a lot and Charles remains my favourite!

Cette enquête est un peu différente des autres car cette fois, Agatha et James sont directement touchés. Coté personnage, j’aime de moins en moins James. Agatha me fait toujours autant rire :
“Turn next right, Aggie.”
“I thought for a while you’d given up calling me Aggie. I wish you wouldn’t. Every time you call me Aggie, I feel as if I ought to be standing at the doorway of a terraced house in a mining area in some northern town with my hair in rollers, wearing a chenille dressing- gown and fluffy slippers, and with a cigarette stuck in my mouth.”
“Sounds like you.”

Charles reste mon personnage préféré :
“Let’s grab a bite to eat. Give me some money, Aggie, and I’ll get it.”
“No,” said Agatha. “You get it.”
“I told you, I forgot my wallet.”
She leaned across quickly, thrust her hand inside his jacket, and pulled oud his wallet. “There you are.”
“Bless me, I was sure I had forgotten it.”
“Good try, Charles. Get food.”


The investigation is well written, suspense present and as always I didn’t suspect the right person! I can’t wait to read the 12th book.

L’enquête est bien écrite, le suspense est présent et comme toujours je n’ai pas deviné le suspect avant la fin. Il me tarde maintenant de lire le tome 12.  

Lu dans le cadre des challenges : 
- Les dames en noir (2018)
- Read in english

Poulets grillés

Résumé : 

Lorsque le divisionnaire Buron décide de faire briller les statistiques du 36, il regroupe dans une brigade dont il confie le commandement à la commissaire Anne Capestan, reine notoire de la bavure, tout ce que la police judiciaire compte d’alcoolos, d’homos, de porte-poisse, d’écrivains, de crétins... Pour élucider des affaires classées.
Mais voilà, Capestan aime enquêter, travailler en équipe et, surtout, contrarier sa hiérarchie...
Cette comédie policière au ton enlevé et plein d’humour est un premier roman aux personnages bien campés mais si originaux et attachants qu’on meurt d’envie de les retrouver.

Mon avis : 

Poulets grillés est un des titres que j’avais noté lors d’une rencontre du bookclub auquel je participe. Je ne serai sans doute jamais allé vers ce titre par moi-même et c’est dommage car je serai passée à côté d’une très bonne lecture.

On fait la connaissance de la commissaire Anne Capestan, qui attend une sanction disciplinaire après avoir tiré sur un homme. Cette sanction tombe plus vite que prévue puisqu’elle est mise au placard. En effet, on lui confie la tête d’une équipe de bras-cassés, des policiers irrécupérables, alcooliques, ripoux… « Un placard. Tout simplement. Très grand modèle. Une poubelle, plutôt. Une unité de répudiés, la poulaille honteuse du département, tous unis dans une benne à ordures. Et elle était la cerise sur le radeau, la chef. » Mais Anne ne se laisse pas démonter et elle est prête à prouver à tous que son équipe peut résoudre des enquêtes.

C’est drôle, bien écrit, avec des personnages très attachants alors forcément on passe un excellent moment. Anne est un personnage centrale, une patronne comme on en voudrait tous : déterminée et solidaire avec son équipe. Eva m’a fait énormément rire, elle a une répartie comme pas deux et c’est sans contexte mon personnage favori :
« - Et toi, Eva, de la famille ?
- Oui. Un chien et un fils. Mais des deux, c'est encore le chien qui téléphone le plus souvent [...]
»
Et puis il y a tous les autres de la brigade qui sont tous aussi touchant :
« Torrez revint à son volant. Il tergiversa quelques secondes avant de confesser :
- Vous savez, le poste du répudié, je l'occupe depuis des années. Sauf qu'avant j'étais seul, maintenant on est une brigade. Pour moi, c'est plutôt un progrès.
»

Coté intrigue, on n’est pas en reste car j’ai trouvé l’intrigue policière vraiment bien menée et passionnante. Et puis j’aime toujours les cold case, les enquêtes qu’il faut reprendre après plusieurs années et qui sont non élucidées. Bref, je suis conquise et il me tarde de découvrir le tome deux.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Les dames en noir (2018)
- ABC policier / thriller 2018

dimanche 22 avril 2018

L'aliéniste

Résumé : 

New York 1896... Un meurtrier auprès duquel jack l'Éventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d'adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics... Révolté par tant d'indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste spécialiste des maladies mentales -, pour élucider cette énigme terrifiante. Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, l'identifier et l'arrêter. Ils ont peu de temps : le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter...

Mon avis : 

L’aliéniste n’est, je pense, plus à présenter et pourtant, je n’avais encore jamais osé me plonger dans cette histoire. Un peu plus de 500 pages en petits caractères, ça a parfois de quoi faire peur. J’ai débuté les 100 premières pages en début d’année et le livre m’est tombé des mains. Trop de descriptions, des longueurs, j’avais beaucoup de mal à rentrer dans l’intrigue. Vacances de Pâques obligent, je me suis forcée à le reprendre, n’aimant pas abandonner un livre et là j’ai adoré car une fois l’intrigue bien installée, le livre est passionnant.

Nous sommes à la fin de XIXe siècle à New-York où une série de meurtres ont lieu. Toutes les victimes sont des enfants, pauvres, qui se prostitués. Les corps sont tous affreusement mutilés. Il n’y a pas de doutes, on a affaire à un tueur en série. Theodore Roosevelt, alors préfet de police, décide de faire intervenir pour une enquête parallèle : Laszlo Kreizler, aliéniste et John Schuyler Moore, journaliste pour la rubrique criminelle. Aidé par plusieurs comparses, ils vont alors partir à la recherche de ce tueur.

J’ai découvert New-York, sous un autre jour. On est loin de la ville moderne et touristique d’aujourd’hui. Dans ces pages, on découvre une ville sale, à la criminalité élevée, ou l’alcool coule à flot, et la pauvreté est omniprésente. L’ambiance est très noire et l’enquête comme je le disais plus haut passionnante. On penche entre la police aux habitudes d’enquêtes archaïques tandis que notre équipe d’enquêteurs s’essaient à de nouvelles méthodes plus modernes qui n’ont pas encore fait leur preuve : la prise d’empreinte, la déficience mentale du suspect ou non, l’autopsie, la recherche de la personnalité du suspect…
«Je me tournai vers le financier :
- Cela semblera absurde à des hommes comme le commissaire Byrnes – à vous aussi, peut-être – mais nous avons adopté ce qu’on pourrait qualifier de technique d’investigation à rebours.
Byrnes éclata de rire :
- Cul par-dessus tête, quoi !
Comprenant mon erreur, je choisis un autre angle d’attaque :
- C’est-à-dire que nous partons des caractéristiques des meurtres eux-mêmes, ainsi que les traits de la personnalité des victimes, pour déterminer quel type d’homme l’assassin pourrait être. Ensuite, à l’aide d’indices qui, autrement, seraient dépourvus de sens, nous commençons à remonter vers lui.
Je me savais en terrain délicat, et ce fut avance soulagement que j’entendis Kreizler m’apporter son renfort.
- Il y a des précédents, Mr Morgan. La police londonienne a déployé des efforts comparables, quoique plus rudimentaires, pendant l’affaire de l’Éventreur, il y a huit ans. Et les français recherchent en ce moment leur propre Éventreur avec des techniques qui ne sont pas sans rappeler les nôtres.
- L’Éventreur de Londres aurait-il été appréhendé sans que j’en aie connaissance, docteur ? ironisa Byrnes.
Laszlo plissa le front.
- Non.
- Et la police française a-t-elle fait beaucoup de progrès avec son anthropo-machin-chose ?
- Non, reconnut Laszlo
- Deux exemples remarquables, triompha l’ancien commissaire.
Sentant notre position s’affaiblir, je répliquai avec détermination :
- Le fait demeure…
- Le fait demeure que cette méthode est un pur exercice intellectuel qui n’offre aucun espoir de résoudre l’affaire, coupa Byrnes, s’approchant de nous mais s’adressant à Morgan. Ces individus ne font que donner à tous ceux qu’ils interrogent l’illusion qu’une solution est possible. Ce n’est pas seulement inutile, c’est dangereux. La seule chose qu’il faut dire aux immigres, c’est qu’ils ont intérêt à respecter les lois de cette ville. Sinon, personne ne peut être tenu pour responsable de ce qui leur arrive. Ils trouveront peut-être ça dur à avaler, mais de toute façon, Strong et son cow-boy de préfet ne tarderont pas à dégager le terrain, et nous pourrons remettre en vigueur les bonnes vieilles techniques de gavage.
»

Je suis maintenant curieuse de me plonger dans l’adaptation télé et de voir comment ce roman a bien pu être adapté. J’ai surtout hâte de voir si l’ambiance noire New-Yorkaise y est bien présente. J’ai également hâte de retrouver nos personnages dans une nouvelle enquête et le deuxième tome :
L'ange des ténèbres. Il faut dire que j’ai beaucoup aimé Sarah et John au fil du livre. Sarah est une jeune femme indépendante et moderne qui pour l’époque choque très souvent. Quand a John, son coté dandy m’a plu et il est plutôt bon enquêteur. Pour Lazslo, je ne sais toujours pas quoi en penser. Il semble cacher un lourd passé et j’aimerai bien en apprendre davantage. Affaire à suivre donc !

Lu dans le cadre du challenge : 
- ABC policier / thriller 2018
 

mardi 17 avril 2018

La fille dans le rétroviseur

Résumé :

État de New York, près de la frontière canadienne, de nos jours C'est la nuit, il pleut, et Cal Weaver n'a qu'une envie : rentrer chez lui. Mais à un stop, l'ex-flic hésite : Claire Sanders, la fille du maire, cherche désespérément une bonne âme pour la ramener chez elle. Bien sûr, prendre une adolescente en stop n'est jamais très prudent. Les rumeurs vont vite dans les petits patelins. Mais quand cette dernière l'implore en lui disant qu'elle était amie avec Scott, son fils décédé tragiquement quelques semaines plus tôt, Cal craque. Quel mal y a-t-il à aider cette gamine ?
Quelques kilomètres plus loin, Claire est malade et Cal s'arrête dans un bar. Dix minutes plus tard, la jeune fille qui s'installe dans la voiture n'est pas Claire Sanders... Où est-elle ? Que fuit-elle ? Dans quel piège Cal vient-il de se fourrer ?

Mon avis : 

Deuxième lecture d’un roman de Linwood Barclay et même constat que pour Fenêtre sur crime : beaucoup de mal à rentrer dans l’intrigue mais une fois que l’on comprend le contexte, les différents personnages, on se laisse prendre au jeu et par le suspense.

On fait la connaissance de Cal Weaver, un ex-flic, qui vit avec le traumatisme de la mort de son fils. Alors qu’il roule en voiture, en plein nuit et qu’il pleut, il fait monter une jeune fille, amie de son fils pour la raccompagner chez elle et lui éviter une mauvaise rencontre. « La fille, un énorme fourre-tout rouge en bandoulière, avait le pouce levé, et elle regardait vers ma voiture alors que je m’arrêtais au stop à l’angle de la rue. Pas question. Prendre un auto-stoppeur était déjà une mauvaise idée, mais prendre une adolescente était prodigieusement stupide. Un type la petite quarantaine, fait monter dans sa voiture une fille qui a la moitié de son âge par une soirée sombre et pluvieuse. Les possibilités que cela tourne mal étaient légions. »
Cette jeune fille demande à s’arrêter dans un fast-food car elle ne se sent pas bien. Seulement, quelques minutes après c’est une autre jeune fille qui prend sa place sur le siège passager et la première a disparu. Ou est-elle ? Pourquoi s’est-elle enfuie ? C’est ce que Cal va chercher à comprendre.

L’intrigue est bien menée et le suspense au rendez-vous. On se laisse séduire par Cal, que j’ai trouvé attachant et déterminé à comprendre et résoudre ce mystère. J’ai beaucoup aimé ce roman et sa construction qui nous dévoile les indices au compte-goutte et c’est uniquement dans les dernières pages que les pièces du puzzle s’emboîtent. J’ai d’autres livres de Linwood Barclay dans ma PAL et je ne tarderai pas à les en sortir !