mercredi 16 août 2017

La communauté du sud, tome 01 : Quand le danger rôde

Résumé :

Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du me siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

Mon avis : 

Je n'aime pas dire du mal d'un roman mais la vraiment, c'est mauvais ! Heureusement le livre est court et j'ai péniblement atteint la dernière page !

On fait la connaissance de Sookie qui tombe amoureuse d'un vampire. Autour d'eux une série de meurtres sont commis et la population accuse les vampires d'en êtres responsables. Le scénario pourrait être passable mais l’héroïne est agaçante et horripilante et son vampire est on ne peut plus caricatural. L’écriture et le style ne sont pas très recherché. Heureusement l'intrigue relève un peu le niveau mais la encore, je m'attendais a une superbe fin mais tout est retombé comme un soufflet.....

J'ai essayé de regarder le premier épisode de la série mais je me suis arrêtée a la moitié tant j'ai détesté. Bref, je ne pense pas être le public visé pour ce genre de roman. Je suis contente de m'en être fait une idée mais je ne retenterai pas l'expérience.

Lu dans le cadre des challenges :
- challenge de l'été
- challenge Objectif du mois 

mardi 15 août 2017

Le cercle des plumes assassines

Résumé : 

Dorothy Parker fut l'une des femmes les plus drôles de l'Amérique. Critique, poète, scénariste, elle fut un pilier de la célèbre Table Ronde de l'hôtel Algonquin, où déjeunaient ensemble les plus fins esprits de New York. Dans ce roman qui nous fait revivre les folles années 20, elle devient malgré elle l'héroïne intrépide d'une enquête criminelle. Un matin, Dorothy découvre sous leur table habituelle un inconnu poignardé en plein cœur. Pour compliquer l'affaire, un jeune outsider, venu du Sud, un certain William («Billy») Faulkner, qui rêve de devenir écrivain, va se trouver mêlé à l'histoire. Il est le seul à avoir eu un furtif aperçu du tueur... Mené à un rythme endiablé, ce roman qui allie suspense et humour nous plonge dans l'ambiance de Manhattan à l'époque de la Prohibition. On y croise gangsters notoires, stars de cinéma, légendes littéraires, des personnes réelles côtoyant des êtres de fiction. Jeux de mots, propos acidulés, insultes à peine voilées : les répliques fusent comme des tirs de mitraillette, le tout dans une joyeuse anarchie. J.J. Murphy, admirateur de longue date de Dorothy Parker, a lancé avec ce premier roman une série autour du «cercle vicieux» de l'hôtel Algonquin. Ce roman et le troisième de la série ont été nominés pour le prestigieux prix du polar «Agatha».

Mon avis : 

Ce roman est un vrai petit bijou ! Il se dévore et l'on passe un excellent moment avec Dorothy Parker. Ici elle enfile son costume d’enquêtrice pour retrouver un meurtrier. En effet, sous la table de restaurant habituelle ou elle et ses amis écrivains ont l'habitude de déjeuner, on a retrouver un homme mort poignardé. Ce même jour, elle prend sous son aile un jeune homme qui rêve de devenir écrivain, un certain Faulkner (ça vous dit quelque chose non ?) et quand ce dernier est suspecté, Dorothy va tout faire pour le protéger.
"- En effet. Messieurs, voici Billy Faulkner, s'empressa d'ajouter Dorothy en poussant le jeune homme dans le dos. Un jeune écrivain plein d'espoir qui nous vient du sud profond.
- Plein d'espoir, hein ? fit Sherwood. Eh bien, je ne vous conseille pas de tout miser sur une carrière d’écrivain, jeune homme. Il n'est pas trop tard pour envisager une profession plus lucrative, voire plus honorable ; percepteur, par exemple ; ou bien gigolo.
- Ça n'a rien donné, j'ai déjà essayé, répliqua Faulkner."

Dans ce roman tout m'a plu, de l'ambiance folle des années 20 et plein prohibition, des personnages que l'on croise au fil des pages, de l'intrigue qui est habillement menée et construite en passant par l’écriture de J. J. Murphy qui m'a beaucoup fait rire.
"Benchley tapait laborieusement sur les touches. Un tintement lui signala qu'il était arrivé au bout de la ligne ; il actionna le retour chariot... et le levier lui resta entre les doigts. Après avoir fulminé un instant en silence, il proféra :
- Comment peut-on écrire sur un engin pareil ?
- On ne peut pas, ou alors très mal, confirma Dorothy. D'ailleurs, il suffit de me lire pour s'en convaincre. Mais ne vous en faites pas pour le levier, on peut le remettre en place.
Il s’exécuta en grommelant et attaqua la deuxième ligne de sa chronique ; et il en était seulement au premier spectacle de la veille...
Nouveau grognement, le lever du chariot venait encore de se détacher.
- Faites comme si c'était une femme, conseilla Dorothy avant de boire une gorgée d'alcool.
Les paupières closes, elle pencha la tête en arrière.
- Soyez gentil et elle obéira à vos moindres désirs.
- Ce n'est pas une femme, mais une machine ; je pourrais m'escrimer dessus toute la nuit qu'elle n'en serait pas plus...Enfin bref."

Dommage que ce roman ne soit pas plus connu et surtout j’espère que folio va traduire les autres romans de l'auteur, car Le cercle des plumes assassines est le premier tome d'une saga très prometteuse.

Lu dans le cadre des challenges : 
- Challenge de l'été 2017
- Le temps à l'envers (2017/1900)

dimanche 13 août 2017

L'été avant la guerre

Résumé : 

Été 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique sur le gazon fraîchement tondu. Les ombrelles et les chapeaux sont de sortie et c'est l'occasion pour Beatrice Nash, 23 ans, récemment débarquée dans la petite ville pour y prendre le poste de professeur de latin, de faire plus ample connaissance avec toutes les personnalités locales. Béatrice est orpheline de mère, et a grandi auprès de son père, un universitaire qu'elle a accompagné dans ses voyages et secondé dans ses travaux. Décédé un an plus tôt, il l'a laissée sous la tutelle de sa famille bien-pensante dont elle tente de s'émanciper en gagnant sa vie Elle est chaperonnée à Rye par Agatha Kent, une Anglaise excentrique comme on les aime, avec une bonne dose d'humour, quelques idées progressistes et une grande habileté diplomatique. Agatha a deux neveux : Daniel, qui rêve de lancer un journal de poésie à Paris, et son cousin Hugh, timide étudiant en médecine, qui courtise la fille un peu écervelée de son patron. Tous deux adoptent d'emblée la nouvelle venue. Et bientôt Hugh rougit un peu trop souvent en compagnie de Beatrice. Mais elle veut rester célibataire et devenir écrivain : deux choix difficiles pour une jeune fille instruite et sans le sou dans la société misogyne et conservatrice de ce début du siècle. L'entrée en guerre de la Grande-Bretagne va bouleverser ses projets et ceux de l'ensemble de la petite communauté, à tous les niveaux de l'échelle sociale. Des réfugiés belges sont recueillis et les hommes s'engagent : Daniel, le colonel Wheaton et son fils, Snout, le petit-fils des tsiganes qui vivent en marge de la ville, et Hugh, que Béatrice voit partir avec un sentiment qu'elle peine encore à nommer...

Mon avis : 

J'ai flashé sur la jolie couverture des éditions 10/18 et  je dois dire que j'ai passé un excellent moment de lecture. C'est ma première rencontre avec Helen Simonson et pourtant La dernière conquête du Major Pettigrew est également dans ma PAL depuis un bon bout de temps.

On plonge dans l'été 1914, et l'on fait la connaissance de Beatrice qui arrive dans un petit village pour y enseigner le Latin. Elle fait la connaissance d'Agatha Kent et de ses deux neveux : Hugh et Daniel. Tout se passe bien au départ, tout le monde est heureux, se rencontre pour le thé ou pour déjeuner... Mais très vite des rumeurs de guerre puis la guerre arrive et tout va changer pour chacun de nos héros.

C'est un excellent roman, un petit peu long à démarrer et avec beaucoup de dialogues qui font que l'on a un peu de mal à suivre entre les multiples personnes que l'ont croisent aux fils des pages. Mais très vite, on s'attache aux personnages et le roman devient vite passionnant. L’écriture de l'auteure m'a beaucoup plu et m'a fait voyagé dans le temps. C'est une jolie découverte et un très bon roman pour les vacances.

Lu dans les cadres des challenges :
- Challenge de l'été 2017
- Le temps à l'envers (2017/1900)

vendredi 11 août 2017

La vérité sur l'affaire Harry Québert


Résumé : 

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
  

Mon avis : 

Je comprends l'engouement des lecteurs ainsi que les prix littéraires que ce roman a reçu car j'ai passé un excellent moment. 

On fait la rencontre de Marcus Goldman, un écrivain qui après le succès de son premier roman peine à écrire le second. "Écrire un livre, c'est comme aimer quelqu'un : ça peut devenir très douloureux."Quand son ami et ancien professeur d'université Harry Québert est mêlé à la disparition d'une jeune fille bien des années plus tôt, Marcus décide de reprendre l’enquête. 

La vérité sur l'affaire Harry Québert est habillement construit, avec de multiples rebondissements et surtout très bien écrit. L’enquête est passionnante et les pages de ce pavé défilent à vitesse grand V.
C’était ma première rencontre avec Joël Dicker et je dois dire que je suis conquise par son écriture.
"Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer." Et c'est le cas, les personnages sont attachants et j'ai adoré le personnages de la mère de Marcus qui est à mourir de rire.

Enfin, il y a de belles réflexions sur l’écriture et la construction d'un roman qui plairont forcement à tous les lecteurs. Bref, c'est une excellente découverte.

Lu dans les cadre des challenges : 
- challenge de l'été
- ABC policier / thriller
- le tour du monde en 8 ans.


dimanche 6 août 2017

Le facteur émotif

Résumé : 

Bilodo a vingt-sept ans, il est facteur et mène une existence tranquille. À l’ère des mails et des téléphones portables, il n’a plus souvent l’occasion d’acheminer une lettre personnelle. Alors, quand il en trouve une dans le flot de courriers administratifs et de publicités, il lui fait faire un petit détour et, le soir venu, ouvre l’enveloppe à la vapeur pour en découvrir le contenu. Sagement, le lendemain, il la remet à son destinataire. Son petit vice va le conduire à faire la rencontre épistolaire de Ségolène, qui écrit régulièrement de beaux haïkus à un certain Gaston Grandpré. Tandis que son amour pour la belle grandit à l’abri du réel, un étrange coup du sort va lui offrir une opportunité providentielle. Mais le destin ne favorise que les audacieux. Bilodo va devoir devenir poète et abandonner tout espoir de tranquillité, en laissant entrer dans sa vie l’intrigue et le sentiment.

Mon avis : 

J'ai passé un bon moment avec ce court roman, lu d'une traite hier soir.  On y fait la rencontre de Bilodo, un facteur peu ordinaire. Il est plutôt seul, sans ami et son seul plaisir et d'intercepter des lettres de sa tournée pour les lire et finalement les remettre a leur destinataire le lendemain. "À une époque, il s'était envoyé des lettres, mais l'expérience l'avait déçu. Il avait cessé de s'écrire peu à peu, et ça ne lui manquait pas ; il ne s'ennuyait pas de lui-même."
C'est comme ça qu'il fait la "connaissance" de Ségolène qui écrit très régulièrement des haïkus à Grandpré. "[...] mais surtout il y avait des lettres d'amour. Car même en dehors de la Saint-Valentin, l'amour restait les plus commun des dénominateurs, le sujet qui ralliait la majorité des plumes.
Très vite Ségolène devient une obsession et le destin va lui offrir la chance de quitter sa petite vie tranquille. "L'écriture de Ségolène, c'était un parfum pour l'œil, un élixir, une ode, c'était une symphonie graphique, une apothéose, c'était beau à pleurer. Ayant lu quelque part que l'écriture était le reflet de l'âme, Bilodo concluait volontiers que celle de Ségolène devait être d'une pureté sans pareille. Si les anges écrivaient, c'était sûrement ainsi."

C'est un roman habillement construit, avec une fin surprenant. Le français du canada est un dépaysement total, certains mots ou expressions font voyager. Bilodo est un antihéros, difficile de s'y attacher car il a des réactions parfois un peu extrêmes et pourtant, on lui souhaite un peu de bonheur. Le roman est court et se dévore d'autant que l'on a qu'une envie, c'est de connaître la fin. 

Lu dans le cadre des challenges :
- ABC 2017
- Bookineurs en couleurs #3.5 - JAUNE

mercredi 2 août 2017

Mourir, la belle affaire

Résumé : 

Équateur, Quito, 2 850 mètres d'altitude. Arturo Fernandez, médecin légiste, subtil et mélancolique observateur, raconte l'histoire de María del Carmen. Seule rescapée d'un accident de voiture, elle a promis à l'inspecteur Heriberto Gonzaga de l'épouser s'il retrouvait les chauffards. Mais peu de temps après, la jeune fille se suicide.
Arturo parle aussi de Paulina et de tous ces anonymes d'une cité ceinturée de montagnes et de volcans, fragilement bâtie sur des collines sillonnées de ravins.
L'enquête de l'inspecteur avance pourtant et tous ces récits peu à peu s'entrecroisent, tissant le tableau d'une ville violente, indifférente, passive devant l'injustice sociale, le destin et l'acharnement de la nature.
Un lieu où la mort est quotidienne et sans autres conséquences qu'intimes et tragiques pour ceux qu'elle frappe.

Mon avis : 

Le temps de la lecture de ce roman, j'ai posé mes valises en Équateur. C'est bien le dépaysement que je cherchais et je dois dire que j'ai été servi, par contre je suis dans l'ensemble un peu déçue par l'intrigue. Je suis donc extrêmement partagée....

Tout d'abord, on a affaire ici à un roman très noir ! Des morts a la pelle, de la violence et une image assez triste du pays. En bref, si vous êtes déprimés reportez votre lecture car ce roman ne vous remontera pas le moral. Et puis, je doute que vous ayez envie de réserver vos billets d'avions pour un voyage en Équateur en ayant achevé votre lecture. Malgré tout, il y a des pointes d'humour qui m'ont fait sourire : "Il y a des noms comme ça qui apparaissent de la façon la plus insolite ; en Équateur, il y a un Semen de los Dioses ("Semence-des-Dieux") Hernandez, ainsi que quelques Leidi Di Benitez, sans parler des Tres a Cero ("Trois-à-zéro"), pour fêter la victoire du club Barcelona de Guayaquil contre l'équipe Emelec au cours de l'un de ces derbys dont nul ne se souvient plus aujourd'hui, ou encore des Lenin Estalin, Ernesto Fidel, Napoleon, Quénédi et Voltèr, écrits directement comme ça. L'ignorance et les convictions de tous ordres vont souvent de pair. "


L'intrigue avait pourtant bien débuté, un accident de la route avec un délit de fuite et quelques années plus tard, la rescapé de l'accident se suicide. C'est l'occasion pour la police de rouvrir le dossier.
"Dans la police nationale, on respecte trois choses : les mères, la patrie et Dieu ; quant au reste, on avise en fonction des circonstances." Jusque là, j'étais satisfaite mais très vite le roman devient brouillon. Il y a trop de personnages, j'en ai plusieurs fois perdu mon latin... Dans ce cas-la, il est dur de suivre correctement l'enquête. Heureusement le roman est court et j'ai persévéré et à la fin enfin, les pièces du puzzle s'emboîtent.

C'est une découverte intéressante mais je suis malgré tout un peu déçue d'autant que la couverture et son annonce "le premier polar équatorien traduit en France" m'avait laissé sous entendre qu'il s'agissait ici d'un excellent roman. J'en attendais sans aucun doute un peu trop !

Lu dans le cadre du challenge : 
- Tour du monde en huit ans

lundi 31 juillet 2017

Blonde à forte poitrine

Résumé : 

À 17 ans, Vickie, jeune fille naïve d’une petite ville texane, tombe enceinte de son copain. Rejetée par sa mère et bientôt par sa belle-famille, elle trouve refuge dans un club de strip-tease avec son bébé. Un peu trop grande, un peu maladroite, elle est pourtant vite remarquée pour le pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les hommes. De playmate à star de la téléréalité, son ascension sera fulgurante. Mais qu’il est dur de rester soi quand le monde entier convoite votre corps…

Mon avis : 

J'avais déjà beaucoup aimé Nous sommes cruels, je retrouve ici Camille de Peretti qui signe, avec Blonde à forte poitrine, une biographie romancée d'Anna Nicole Smith. En tant que lecteur, on passe par tous les sentiments : la colère, la tristesse, le rire mais surtout la pitié.

Vickie est une jeune fille naïve, qui ne connaît pas grand chose à la vie et qui se retrouve enceinte adolescente. Pour survivre, elle se fait embauchée dans un club de strip-tease. Elle va ensuite connaître un ascension très rapide. On a tous eu vent de ses déboires, assez médiatisés de son vivant mais on découvre aux fils des pages une femme sensible, aimante et attentionnée auprès de son fils, mais aussi une femme naïve, qui se laisse embobiner. Les hommes n'auront de cesse de profiter d'elle, de son corps, de son argent et de sa notoriété.

A nouveau, j'ai été conquise par le style de l'auteure. Direct, parfois cru mais en même temps relativement bien écrit et je trouve dommage que ses romans ne sont pas plus médiatisés.

Lu dans le cadre des challenges :
- Challenge de l'été
- Objectif du mois

dimanche 30 juillet 2017

La drôle de vie de Zelda Zonk

Résumé : 

Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?

Mon avis : 

Tout d'abord, je tiens à remercier Stellade (sur Livraddict) qui a organisé cette lecture commune et m'a permis à sortir ce roman de ma PAL. La drôle de vie de Zelda Zonk a été un coup de cœur que je ne peux que vous recommander !

Tout d'abord, si vous voulez du dépaysement, le roman vous offre un peu d'Irlande (Cork et Kinsale) et un peu de Paris. C'est trois villes sont vraiment très bien décrites par Laurence Peyrin et l'on voyage aux fils de pages. Je ne connais pas assez Paris pour vous dire si les descriptions y sont fidèles mais pour ce qui est de Cork, c'est très réussi !

Ensuite l'intrigue est vraiment prenante : On fait la connaissance d'Hanna qui a un accident de la route par un matin pluvieux. A l'hôpital, elle va faire la connaissance d'une vieille dame qui répond au nom de Zelda Zonk. Pseudonyme qu'utilisait Marylin Monroe pour passer incognito. Elle va donc enquêter sur la vieille dame et son passé et cet accident va aussi lui faire ouvrir les yeux sur sa propre vie. 

Tous les personnages de ce roman sont vraiment attendrissants et attachants. Hanna d'abord, qui est madame tout le monde et à qui ont s'identifie forcement, Zelda, tellement attachante, pleine de sagesse et mystérieuse. 
"Vous savez, personne n'est obligé de laisser une trace. Si on se débarrasse de cette ambition, peut-être qu'on apprécie bien mieux la vie."
Et puis, mon petit chouchou Michael, dont je soupçonne qu'il a fait craqué plus d'une lectrice !

Enfin, le roman est habillement construit et le suspense demeure jusqu'aux dernières pages. 
"Au fond, que Zelda Zonk ait été Marilyn ou pas n’était pas le problème – cela n’avait jamais été le problème. Seule subsistait de cette quête la possibilité d’une autre vie, pour elle et pour tout le monde."
Il y a d'ailleurs une suite que j'ai très envie de découvrir. L'écriture de l'auteure m'a beaucoup plu également, c'était la première fois que je lisais un de ses romans mais ce ne sera pas le dernier. 

Lu dans le cadre de :
- Lecture commune
- Challenge de L'été 2017
 

samedi 29 juillet 2017

La première chose qu'on regarde

Résumé : 

Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, en marcel et caleçon Schtroumpfs, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte.
Face à lui : Scarlett Johansson.
Il a vingt ans, il est garagiste.
Elle en a vingt-six, et elle a quelque chose de cassé.

Mon avis : 

Après La liste de mes envies, je continue ma découverte des romans de Grégoire Delacourt et une nouvelle fois, j'ai passé un très bon moment. 

Nous débarquons dans la Somme, en Picardie ou devrais-je dire maintenant Les Hauts-de-France. Alors forcement, ça me parle, puisque c'est chez moi ! On y rencontre Arthur Dreyfuss, un jeune homme de 20 ans, garagiste, qui fantasme sur de nombreuses filles mais qui est toujours seul. Et puis un jour on frappe à sa porte et c'est Scarlett Johansson. Imaginez la surprise ! 
"Le jour où commence ce livre, on frappe à sa porte. Arthur Dreyfuss regardait un épisode des Soprano (saison 3, épisode 7 : "Oncle Junior se fait opérer d'un cancer à l'estomac"). Il fit un bond. Cria : c'est qui ? On frappa de nouveau. Alors il alla ouvrir. Et n'en crut pas ses yeux.
Devant lui se tenait Scarlett Johansson.
"

Au fil des pages, on s'aperçoit que ce couple hors-norme est en fait deux êtres cassés, un couple qui essaie de se reconstruire jusqu'à cette fin tragique. 
"[...] si j'étais devenu le mec de Marilyn Monroe, jamais elle se serait empoisonnée avec toutes ces conneries ; je le sais. C'est pas des footballers, des acteurs, des présidents, des auteurs prétentieux et des gens qui s'aimaient plus qu'elle qu'il lui fallait, non ; ce dont son cœur avait besoin, c'était d'un gars simple, honnête, qui aime les autres, un garagiste, un type capable de l'emmener en auto voir des jolies choses, de baisser la capote, de lui faire respirer l'air roux d'un bel automne, de lui faire goûter la pluie, les minuscules gouttes remplies de poussière, gonflées de vent de lui tenir la main, sans la serrer, sans l'étouffer surtout, sans chercher à la baiser sur la banquette arrière [...]"
Autour d'eux gravitent différents personnages, PP l'employeur d'Arthur qui m'a beaucoup fait rire, la mère d'Arthur qui sombre chaque jour un peu plus et bien d'autres.... 

J'ai aimé retrouvé l'écriture de l'auteur et cette forme de tragi-comique que j'avais déjà rencontré dans la liste de mes envies :
"- Pourquoi le bonheur c'est toujours triste ? demande-t-il.
- Parce qu'il ne dure jamais peut-être?
"

C'est encore une fois une bonne découverte et j'ai prévu de sortir de ma PAL prochainement On ne voyait que le bonheur.

Lu dans le cadre du : 
- Challenge de l'été

vendredi 28 juillet 2017

Bookineurs en couleurs #3.5 - JAUNE (du 17.07 au 17.09)






Nouvelle session du challenge Bookineurs en couleurs et cette fois-ci c'est la couleur jaune qui est mise a l'honneur. Le challenge est organisé sur Livraddict par Luna.
Le but est simple : lire le plus possible de livres avec une couverture jaune pendant deux mois (du 17.07 au 17.09).

Mes lectures : 

- En attendant Bonjangles / Olivier Bourdeaut [ma critique]
 - Le facteur émotif / Denis Thériault [ma critique]